blog non officiel de Nicolas Sarkozy

présidentielle 2007 en France

08 mai 2007

La conquête méthodique du pouvoir

source: le monde

Sa14Il n'est pas arrivé en novice. Il y a songé depuis toujours, et sérieusement depuis au moins… vingt-cinq ans. "On n'arrive pas là par hasard", a-t-il coutume de dire. Il y a donc réfléchi chaque matin sans faiblir. Iznogoud parfait dans les caricatures, mais au fond tellement français dans son approche du pouvoir.


On pourrait démarrer le récit de sa légende politique à presque chaque étape de sa vie. A la blessure originelle d'un garçon délaissé par son père. A sa rencontre avec Jacques Chirac. A sa prise de la mairie de Neuilly. A ses premiers ministères. Tout fait ventre, dans une course pareille. Rien n'est anodin. Quand il y repense lui-même, il souligne seulement : "Ce qui paye, c'est la ténacité. Etre prêt à tenir de longs mois, et même de longues années." De la détermination, Nicolas Sarkozy en avait donc depuis longtemps. Mais il a commencé à mettre en place sa stratégie, en professionnel, lors du premier échec qui l'a vraiment touché, en 1999, lors des élections européennes. Ce jour-là fut sa Berezina. Et le moment, aussi, où il passa un pacte avec lui-même : "Je ne retournerai pas au désert…"

"JE HAIS LA DÉFAITE"

Pour comprendre cette formidable histoire, il faut donc remonter ces huit années en arrière et s'arrêter sur le grand canapé de son bureau de président par intérim du RPR. Nicolas Sarkozy s'y tient, groggy, entouré de ses conseillers, de sa femme Cécilia et de son fils aîné, Pierre. La télévision martèle les résultats des élections européennes, ce 13 juin 1999, et le petit groupe contemple sur l'écran l'étendue du désastre. La liste RPR-DL, conduite par Sarkozy, n'a obtenu que 12,8 % des suffrages. Loin derrière les 21,9 % du PS, mené par François Hollande, et, pis encore, à quelques dizaines de milliers de voix de la liste de Charles Pasqua et Philippe de Villiers. Nicolas Sarkozy est vaincu, et il avoue déjà : "Je hais la défaite." Quatre années d'efforts viennent d'être réduites à néant. Quatre années à tenter de faire oublier sa trahison de Jacques Chirac, son ancien mentor, au profit d'Edouard Balladur, lors de la présidentielle de 1995. Quatre années à subir les "petit salaud" de Bernadette Chirac et à être reçu en paria dans les fédérations du RPR. Quatre années à tâcher de redevenir "l'homme le plus prometteur de la droite française". Ça n'a pas été chose facile. Les chiraquiens ont gardé de la présidentielle le souvenir de son arrogance et de ses menaces. Mais enfin, il s'est plongé à corps perdu dans cette reconquête. Seul, dans sa mairie de Neuilly, il a ingurgité des centaines de notes et repris des cours d'anglais, qu'il ânonne avec un accent "frenchie" à couper au couteau. Profitant de chaque bévue du président, il a pris le RPR, à la faveur de la dissolution de 1997 et d'une alliance de circonstance avec Philippe Séguin. Il a mené campagne tambour battant. Trop confiant, comme toujours… Et il faudrait renoncer à tout cela ce 13juin ?

"ILS ATTRAPERONT LE TORTICOLIS À FORCE DE ME VOIR REBONDIR"

Oui, il faut lâcher prise. Son échec aux européennes a rendu sa position trop fragile et il a un ennemi juré à l'Elysée. Edouard Balladur l'a prévenu dès le début de l'été : "Vous n'avez aucune chance de vous maintenir à la tête du RPR. Les cicatrices de la présidentielle ne sont pas refermées." Entre Chirac et Sarkozy, le bal des hypocrites vient de débuter. Le président ne lui a jamais pardonné sa trahison, et la "déchiraquisation" du RPR depuis 1997 le révulse. Les vacheries répétées du maire de Neuilly à son endroit l'exaspèrent. Sa prétention à vouloir le remplacer, lui qui prépare sa réélection de 2002, le fait sortir de ses gonds. C'est peu dire qu'entre les deux hommes la méfiance est de mise.

Mais qu'il est difficile de tout lâcher lorsqu'on a 44 ans et une ambition longue comme le bras… Tout l'été, Sarkozy remâche sa défaite, repris par une sciatique, déprimé. Sur son passage, les militants RPR continuent de crier "Nicolas! Nicolas!", et il se reprend parfois à espérer : "J'ai connu des échecs, je sais qu'on en sort."

Savoir ses rivaux enchantés de sa faiblesse agit comme un aiguillon. Et le revoilà hâbleur, qui affirme : "Il y en a qui vont attraper le torticolis à force de me voir rebondir sur le trampolino. Je n'ai pas envie de revivre ce que j'ai déjà vécu. J'ai d'autres ambitions." Seulement Chirac est déterminé à lui barrer la route et, comme toujours lorsqu'il a décidé de tuer, il y met tout son talent. Le 14 septembre, lorsqu'il le reçoit à l'Elysée, il lui lance : "Je salue le nouveau Nicolas Sarkozy, qui ne sera plus jamais le collaborateur de qui que ce soit, y compris de moi-même, ce que je regrette." Pour faire bon poids, il ajoute : "J'ai d'autres projets pour toi." A sa sortie de l'Elysée, Sarkozy a renoncé à la présidence du RPR avec cette drôle de formule qui vise le président : "J'ai décidé de lui faire confiance." C'est évidemment tout le contraire, et la guerre est déclarée.

"JE VEUX ÊTRE LÀ OÙ ON NE M'ATTEND PAS"

Car Sarkozy n'a certainement pas dit son dernier mot. Il a perdu son crédit, son parti. Mais il a gagné en certitude. Désormais, son ambition présidentielle est claire. Et, pour y parvenir, il va utiliser sa traversée du désert à travailler d'arrache-pied. Oh, il n'a pas l'intention de raboter ses défauts. Il se contrefiche qu'on puisse le juger brutal et immodeste. Il veut être le meilleur. Le plus convaincant. Le plus audacieux. "Je veux être là où on ne m'attend pas", répète-t-il. En somme, se rendre à nouveau incontournable. Il voyage donc. Reçoit. Se construit une culture historique, lui qui n'a pas été un bon élève. Lit des essais, écrit un scénario de téléfilm avec Jean-Michel Gaillard sur le général Leclerc en Indochine. Nourrit ses contacts dans les médias, les syndicats, les entreprises. On le prend pour l'homme politique préféré des patrons, il s'entiche du Père Guy Gilbert, "le curé des loubards". Il visite des prisons, des hôpitaux, des casernes de pompiers, passe la nuit dans une brigade anticriminalité de la police nationale. Il convie des journalistes par dizaines dans son bureau à Neuilly, une tasse de thé à la main, son labrador jaune à ses pieds.



Sarkozy teste ses idées nouvelles aussi. Il évoque – déjà – la mise en place d'un service minimum dans les transports, la suppression du RMI en cas de refus d'un emploi ou d'une formation ou celle des allocations familiales pour les parents de jeunes délinquants récidivistes. Il a compris, lors de ces incessantes tournées en province, qu'une partie de l'électorat de droite s'exaspère encore et toujours de cette dissolution qui a ramené la gauche au pouvoir. Il entend les interrogations sur les atermoiements de Jacques Chirac et ses discours compassionnels. Il a saisi l'exaspération des catégories populaires face à l'insécurité. "Ce que la gauche anglaise met en pratique, il serait temps que la droite française ait le courage de le proposer", plaide-t-il. Il s'attelle à la rédaction d'un ouvrage, Libre (Edition Pocket), dans lequel il bâtit sa vision d'une droite décomplexée et postchiraquienne. Ce sera la matrice de toutes ses initiatives à venir.


Il n'oublie pas non plus les nécessités politiques de la reconquête. Il exècre les chiraquiens ? Il va prendre sur lui. Dans les dîners truffés de cadres du RPR, il fanfaronne : "Moi, en 1995, j'étais balladurien. Alors, chaque 7 mai, jour de la victoire de Chirac, je suis comme Padre Pio : les stigmates de mes mains se remettent à saigner…" A l'approche de la présidentielle de 2002, il ne doute pas que l'on fera appel à lui. Ils ne sont pas si nombreux, dans les rangs gaullistes, à avoir son talent rhétorique, sa connaissance de l'Etat, son expérience politique. De Chirac, il assure avec superbe : "Je ne serai ni son collaborateur ni son chaouch." Mais il a encore en tête la promesse présidentielle : "J'ai d'autres projets pour toi."

"CHIRAC A INTÉRÊT À AVOIR UN PROJET AMBITIEUX ET FORT"

Le chef de l'Etat n'a rien perdu de sa méfiance, pourtant. Il voudrait le maîtriser. Sarkozy cherche à se faire aimer. Le malentendu est continuel. Mais Sarkozy veut obtenir son retour en grâce, et, dans cette étrange campagne de 2002, c'est un apport dont Chirac ne peut se passer. "Nicolas" tient meeting sur meeting. Est omniprésent dans les médias, qui adorent le talent d'orateur de cet enfant de la télé. Il surjoue, en public, sa chiraco-compatibilité : "Dès lors que Jacques Chirac est entré en campagne, je me suis reconnu dans ses choix." En privé, c'est autre chose : "Chirac a intérêt à avoir un projet ambitieux et fort, cingle-t-il. Les idées sont l'airbag du candidat." On évoque devant lui la nouvelle proximité du président et de Jean-Pierre Raffarin ? Il ironise "Raffa quoi ?", et son abattage agace de plus en plus l'Elysée.

Le choc du 21 avril le cueille à froid. Lui qui avait cru comprendre les attentes de l'électorat, découvre qu'une grosse partie du "peuple de droite" est directement allée voter pour le Front national. Ce sera désormais son obsession : faire revenir vers la droite – vers lui – ces citoyens égarés. La gifle du 21 avril est aussi une humiliation personnelle : Chirac lui préfère Raffarin pour Matignon. Entre le président et Sarkozy, l'explication est brutale. Le président : "Tu seras numéro 2, à l'économie ou à l'intérieur, selon ton choix." Sarkozy : "Si vous ne me faites pas confiance en numéro 1, pourquoi me faire confiance en numéro 2 ?" Il choisit cependant l'intérieur. De là, il pourra avoir la main sur les services de renseignement, les préfets, l'organisation des élections. Et il pourra toujours faire de son revers un succès tactique : "Les Français ont compris que ce n'est pas le gouvernement qui crée les emplois. En revanche, c'est le gouvernement qui fait baisser l'insécurité."

Premier flic de France… C'est une image délicate à gérer. La sécurité est une des priorités du mandat présidentiel ? Bien. Mais il ne veut pas tout de suite s'enfermer dans une image trop autoritaire. La gauche est sortie sonnée du 21 avril. Il va donc s'adresser à elle, dans une tactique de "triangulation" théorisée par Tony Blair : prendre à l'adversaire quelques-uns de ses thèmes pour le paralyser. Le voilà donc qui prône l'abolition de la double peine et ferme le centre pour réfugiés de Sangatte, à la satisfaction de son maire communiste. "Je suis le Badinter de la droite", exulte-t-il. Il impose surtout son style, une initiative par jour : "Les Français ne pensent jamais que les hommes politiques en font trop. Cent pour cent pensent qu'ils n'en font pas assez." Et critique dès qu'il le peut ses collègues en avouant tout haut son but : "J'essaye de démoder beaucoup de gens. Pour l'avenir, c'est plus important que tout le reste."

CHIRAC, À RAFFARIN : "EN UN MOIS, IL T'AURA BOUFFÉ LA SOUPE SUR LA TÊTE"

Ce parcours n'est pourtant pas sans échec. Il endosse la responsabilité du désaveu des Corses sur le référendum qu'il a imaginé. Mais se tient miraculeusement à l'écart des difficultés dans lesquelles Jean-Pierre Raffarin s'abîme un peu plus chaque jour. Au fond, il a déjà d'autres plans, qu'il formule, comme toujours, sans fard : "Matignon, ce n'est pas mon truc. J'ai voulu y aller, je me suis préparé. Ce n'est plus dans mes calculs. On peut faire sans. Le ministère de l'intérieur m'a donné une dimension que je n'avais pas avant." Le 20 novembre 2003, sur France 2, à Alain Duhamel qui lui demande : "Pensez-vous à la présidentielle, le matin, en vous rasant?", il réplique en souriant : "Pas seulement en me rasant"…

S'il restait encore des naïfs, à droite, les voilà désormais prévenus. Tout lui servira, maintenant, à compléter son CV de présidentiable. Au ministère de l'économie, il applique sa méthode : un événement médiatique par jour. On le croyait "ultralibéral" ? Il se fait le chantre de l'interventionnisme d'Etat dans les dossiers les plus porteurs politiquement. Le "sauvetage" d'Alstom et celui de Sanofi lui permettent d'endosser les habits d'un colbertiste attaché à la politique industrielle française et méfiant vis-à-vis des "technocrates de Bruxelles". Son ancien mentor Edouard Balladur s'en étrangle, mais Sarkozy est déjà, depuis longtemps, ailleurs.

Maintenant qu'il est remis en selle, qu'il a reconquis sa popularité, il a décidé de reprendre le parti. L'UMP, créée par Jacques Chirac en 2002 pour fédérer la droite, vient de perdre son président, Alain Juppé, condamné dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris. La place est libre, mais l'Elysée se cabre encore. Jacques Chirac fait savoir qu'on ne peut être ministre et responsable d'un parti politique – ce qu'il a pourtant été lui-même –, au risque de provoquer une crise institutionnelle. "Je décide, il exécute", lâche le président le 14 juillet 2004. Encore faut-il susciter une candidature alternative à la présidence de l'UMP. Qui pourrait affronter Sarkozy ? Personne. Raffarin veut bien envisager une coprésidence. Mais, cette fois, Chirac, vaincu, lui demande de renoncer : "En un mois, il t'aura bouffé la soupe sur la tête." Le 28 novembre 2004, Sarkozy revient triomphalement à la tête de l'UMP. Edouard Balladur, qui le regarde s'émanciper, reconnaît : "Il a compris quelque chose que je ne savais pas : le contrôle du parti et du groupe est indispensable." Désormais, il a tous les outils en main.


"LE PARTI COMMENCE À RESSEMBLER À LA FRANCE, PAS À UNE SECTE"

Il sait ce qu'il veut faire du grand parti majoritaire : "Une droite moderne et une droite équilibrée, qui n'hésite pas à aller chercher des catégories qui n'ont jamais voté pour elle." De là, il peut tout voir venir, tout contrer. Chaque militant devient le garde du corps personnel du futur candidat. En quelques mois, le parti, géré jusqu'alors comme une machine de guerre au service de la chiraquie, se transforme en phalange sarkozyste. Au rez-de-chaussée de l'immeuble de la rue La Boétie, où l'UMP a établi son siège, un compteur égrène le nombre de nouveaux adhérents : 80 000 de plus en quelques mois. Sarkozy s'en félicite : "Avec 200 000 adhérents, le parti commence à ressembler à la France, pas à une secte." Impuissant, l'Elysée assiste au triomphe de l'ennemi, qui joue les innocents : "Je ne me laisserai pas entraîner dans un combat de rue avec Chirac. Je monterai sur le ring quand je le déciderai." Il ne reste plus qu'un adversaire à abattre.

"COMMENT INCARNER LA RUPTURE EN ÉTANT AU GOUVERNEMENT ?"

Au lendemain de l'échec du référendum sur la Constitution européenne, voulu par le chef de l'Etat, le 29 mai 2005, Chirac s'est séparé d'un Jean-Pierre Raffarin politiquement exsangue. Mais il a placé sur la trajectoire du patron de l'UMP un nouveau rival : Dominique de Villepin. Sarkozy déteste tout en lui : sa beauté altière, sa haute taille, sa proximité avec Chirac. Comment pourrait-il accepter d'être devancé par ce premier ministre qui n'a jamais été élu ? Puisqu'on ne veut pas de lui à Matignon, il veut revenir à l'intérieur. Sans abandonner ce parti qu'il a reconquis de haute lutte. Il a déjà prévenu ses amis : "Je ne quitterai pas la présidence de l'UMP. Je n'ai pas à négocier ce que Chirac ne m'a pas donné." Et Chirac, en effet, cède sur tout. Le parti et la Place Beauvau. Tant pis si les amis de "Nicolas" s'inquiètent : "Comment incarner la rupture en étant au gouvernement ?" Sarkozy balaie tout. Il a d'autres raisons : "Je serai mieux protégé place Beauvau par les 500 000 fonctionnaires de police que par les militants de l'UMP", lance-t-il comme un avertissement. Déjà, dans la coulisse, montent les effluves de ce qui deviendra l'affaire Clearstream.

Sarkozy doit faire face, aussi, à une autre difficulté. Bien plus personnelle. Le 22 mai 2005, une semaine avant le référendum, sa femme, Cécilia, est partie à New York rejoindre un autre homme, Richard Attias. Celui-là même qui, à la tête de Publicis Event, a mis en scène son intronisation à la tête de l'UMP. Sarkozy, puissant comme il ne l'a jamais été, est soudain publiquement trompé. Moqué. Affaibli. Cécilia l'a accompagné dans sa conquête depuis 1988. Elle l'a secondé, a embrassé son ambition, composé ses équipes, et la voilà qui le lâche si près du but ? Il se referme sur lui-même. Soudain impénétrable, même à ses amis. Il sait que, à Matignon, Villepin ironise chaque jour sur "cet homme qui voudrait séduire les Français et n'est même pas capable de garder sa femme". Alors que le chemin de l'Elysée se dégage, que Chirac a laissé passer la dernière opportunité de briguer un nouveau mandat, il se demande s'il doit reconquérir son épouse ou commencer une nouvelle vie.

"LE PRIX PERSONNEL QUE L'ON EST PRÊT À PAYER"

Désormais, il est devenu plus grave. Plus agressif aussi. Il jette de plus en plus souvent : "Ce qui fait la crédibilité d'une ambition, c'est le prix personnel qu'on est prêt à payer." Mais il est plus déterminé que jamais dans sa conquête de l'Elysée. Les chiraquiens peuvent bien croire encore qu'ils lui barreront la route, il ne s'embarrasse plus de circonvolutions pour dire ce qu'il pense du président : "Chirac est un vieil homme déconnecté. Il ne sait pas encore qu'il ne sera pas candidat, mais les Français, eux, le savent." Il a fait de Clearstream un immense scandale qui éclabousse désormais Villepin. Les manifestations contre le CPE font le reste. Son rival est éliminé. Sarkozy ne pense plus maintenant qu'à asseoir sa légitimité et à organiser sa campagne. Malgré les cris d'orfraie des chiraquiens, il a porté sa dernière botte secrète et fait modifier les statuts de l'UMP : ce sont les militants, les siens, qui à l'avenir désigneront le candidat à la présidentielle. Il a gardé sa brutalité, mais il distille désormais des confidences sur un mode existentiel : "C'est la politique qui a choisi d'habiter en moi. Je ne l'ai pas choisie."

Au printemps 2006, il a décidé de passer à la vitesse supérieure. Il peut bien être contesté sur son bilan en matière de sécurité, heurter une partie de la banlieue avec son vocabulaire guerrier, il poursuit méthodiquement sa marche vers le pouvoir. Il dépense une part pharamineuse du budget de l'UMP en sondages. Ces dernières années, il a diffusé largement, avec l'aide de quelques économistes et intellectuels de droite menés par Nicolas Baverez, l'idée que la France était entrée en déclin. Désormais, il va incarner la "rupture" et se poser comme celui qui remettra la France sur pied.

C'est une stratégie de longue haleine : "Pour qu'une idée passe dans le pays, elle doit infuser dans les esprits pendant près d'un an", dit-il. Il "infuse" donc toute la droite avec ce qui deviendra ses thèmes de campagne : le retour de la "valeur travail", la sécurité, l'immigration, la nécessité du changement. Au printemps, il a adjoint à son équipe de toujours le haut fonctionnaire Henri Guaino, qui commence de longues séances de maïeutique avec le futur candidat afin de l'accoucher des discours qu'il mettra en forme.

Candidat officiel, le 14 janvier, il se jette dans la reconquête des catégories populaires et des électeurs du FN, vrai réservoir de la droite à ses yeux. Ses amis craignent que sa droitisation effraie ? Il rétorque : "Si je ne fais pas tout ce que je fais, on aura Le Pen-Bové au second tour de la présidentielle." Il a regardé, à l'automne 2006, l'émergence de Ségolène Royal avec intérêt : "Nous sommes deux atypiques qui rassemblent." Un peu déstabilisé d'avoir à affronter une femme. Vite rassuré en regardant les erreurs tactiques de son adversaire socialiste. Le jour de l'investiture de la candidate, le 26 novembre à la Mutualité, il a reçu une note de ses troupes relatant l'événement. Une phrase y est soulignée en rouge : "Elle n'a salué que d'une phrase ses compétiteurs." Puisqu'elle prend le risque de ne pas réconcilier son camp, il va se faire pour sa part le chantre du rassemblement. Tous sont contraints de se rallier à lui : Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, et même Dominique de Villepin.

C'est au soir du premier tour que Sarkozy a vraiment été certain de l'emporter. Il n'a pas relâché la tension. Rien changé à son rythme, désireux de montrer que sa victoire ne tient qu'à ses efforts. Ces derniers jours, il se retournait encore avec orgueil sur son histoire : "Si je suis élu président, je l'aurai bien mérité."

Posté par pyth à 23:30 - élection 2007 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


07 mai 2007

Nicolas Sarkozy élu à la présidence de la République à une large majorité

Sa823 h 50 : Nicolas Sarkozy, après s'être adressé à ses partisans réunis place de la Concorde pour fêter la victoire, est retourné au restaurant des Champs Elysées Le Fouquet's.


23 h 10 : Nicolas Sarkozy prend la parole, place de la Concorde. François Fillon est à ses côtés, ainsi que Cécilia Sarkozy ou Brice Hortefeux. "Ce soir, c'est la victoire de la France. Il n'y a qu'une seule France. Je vous demande, d'être généreux, tolérants, fraternels, dit-il à ses électeurs. "Je vous demande de donner l'image d'une France réunie, rassemblée, d'une France qui ne laissera personne derrière."

"La victoire n'est pas la revanche", ajoute-t-il. C'est l'ouverture. Des millions de Francais nous regardent."

"Je veux dire a ceux qui doutaient de la politique que la politique est de retour. La fatalité ne fait pas partie de mon vocabulaire",
affirme M. Sarkozy. "Je serai le président qui combattra les injustices", dit-il précisant qu'"il ne peut pas y avoir de droit sans la contrepartie des devoirs".

"Chacun aura sa chance mais cette chance, il faudra qu'il la mérite, par son travail, par son engagement personnel", affirme encore le nouveau président. "Nous allons écrire une nouvelle page de l'Histoire de notre pays. Je ne vous trahirai pas. Je ne vous mentirai pas. Je ne vous décevrai pas", lance-t-il, rappelant ses promesses sur le "plein emploi, le pouvoir d'achat, l'identité de la France"...

Mireille Matthieu fait chanter la Marseillaise aux 30 000 personnes présentes place de la Concorde (selon la police).

23 h 05 : Nicolas Sarkozy arrive place de la Concorde, pendant que Faudel chante. Il monte sur la scène, ovationné par des milliers de supporters.

22 h 56 : Nicolas Sarkozy, accompagné de Cécilia Sarkozy, quitte le Fouquet's et part vers la place de la Concorde, en bas des Champs-Elysées.

22 h 45 : Environ deux mille cinq cents personnes, essentiellement des jeunes, se sont rassemblées sur la place du Capitole à Toulouse, en protestation contre l'élection de Nicolas Sarkozy.

Quelques uns des manifestants ont escaladé la façade de l'Hôtel de ville pour y décrocher des drapeaux bleu-blanc-rouge et faire sonner une cloche. Une échauffourée a eu lieu autour du siège de l'UMP, tout proche.

A Lyon, environ cinq cents personnes ont manifesté contre Nicolas Sarkozy, dans le centre-ville. Il y a eu quelques heurts avec la police.

22 h 36 : La fête bat son plein, place  de la Concorde, noire de monde. Il y aurait dix mille personnes sur place. Enrico Macias et Gilbert Montagné ont chanté et les supporters de Nicolas Sarkozy, qui est toujours au Fouquet's, attendent Johnny Halliday, annoncé.

22 h 35 :
"Si on souhaite une majorité à l'Assemblée nationale dans quelques semaines c'est pour agir, ce n'est pas pour accaparer tous les pouvoirs, déclare le ministre de la culture Renaud Donnedieu de Vabres, sur TF1. C'est tout simplement pour respecter la parole et les engagements que Nicolas Sarkozy a pris dans la campagne présidentielle."

"On est bien évidemment respectueux de l'opposition. On a toujours besoin de se faire rappeler à l'ordre par une opposition qui est démocratiquement une sorte de poil à gratter", a-t-il conclu.

22 h 27 :
Le collectif AC le Feu, créé au lendemain des émeutes de 2005 à Clichy-sous-Bois appelle "l'ensemble des jeunes et des moins jeunes à ne pas répondre par la violence, les provocations. D'autres échéances arrivent, le rapport de force se fera dans la rue pacifiquement."

Quelques voitures ont été brûlées en banlieue parisienne plus tôt dimanche, mais la situation est jugée calme en Seine-Saint-Denis par la police.

"Garder les quartiers dans le calme, ce n'est pas se soumettre mais poursuivre la résistance", ajoute le rappeur Axiom, membre d'AC le Feu.

22 h 25 :
La situation reste tendue place de la Bastille, où les forces de l'ordre chargent, après avoir lancé des gaz lacrymogènes. Plusieurs centaines de personnes sont parties en manifestation de la place de la Bastille, dans la rue du faubourg Saint-Antoine, en direction de la place de la Nation, selon certains. "Sarkozy au Kärcher", scandent-ils.

22 h 24 :
Une majorité des femmes (52 %) a voté pour Nicolas Sarkozy contre 48 % à Ségolène Royal, mais les hommes ont été encore plus nombreux (54 %) à choisir le candidat de l'UMP, seulement 46 % préférant la candidate socialiste, selon un sondage Ipsos.

Le nouveau président de la République a réussi de très bons scores parmi les électeurs les plus âgés (61 % chez les 60-69 ans, 68 % chez les 70 ans et plus), tandis que la candidate PS a été la favorite des plus jeunes (58 % des 18-24 ans).

22 h 22 :
"Ne soyons pas abattus", affirme Arlette Laguiller, dans un communiqué. Mais Nicolas Sarkozy "non seulement ne changera rien à ces problèmes, mais aggravera dans bien des domaines la vie quotidienne. Il ne s'en est pas caché", affirme la candidate de Lutte ouvrière. Maintenant, "tout dépend du monde du travail, de sa détermination et de la conscience qu'il aura que le bulletin de vote n'est qu'un chiffon de papier et que seules les luttes peuvent payer". "Les principales luttes qui se sont déroulées depuis des dizaines d'années l'ont été dans des situations où la droite était au pouvoir", a-t-elle ajouté.

22 h 15 : Le porte-parole de Mme Royal, Julien Dray, affirme sur France 2 "que la gauche, et tous ceux qui sont attachés à son projet, ont désormais une grande dirigeante" avec Ségolène Royal, malgré les "chausse-trappes" qui lui ont été tendues durant sa campagne présidentielle.

Revenant sur le climat interne au sein du PS, le député de l'Essonne a mis en cause "un certain nombre de responsables socialistes qui étaient toujours en train de se demander si (Ségolène Royal) n'allait pas chuter".

Ségolène Royal, "c'est elle qui maintenant va entraîner la gauche", notamment lors des prochaines législatives, a-t-il ajouté, estimant que "quelque chose de nouveau commence".

De son côté, Patrick Mennucci, directeur adjoint de la campagne de la candidate socialiste, a insisté sur "la ferveur qui ne se dément pas" autour de Mme Royal.

22 h 10 : Des échauffourées opposent, place de la Bastille à Paris, des manifestants anti-Sarkozy et les forces de l'ordre, selon un journaliste de l'AFP.

22 h 08 :
L'ancien ministre PS Bernard Kouchner a affirmé dimanche soir sur TF1 qu'il fallait "changer le logiciel" de la gauche, en appelant de ses vœux un "programme commun" avec le centre.

22 h 07 :
Ségolène Royal a annoncé un grand rassemblement de la fraternité, dans les jours à venir, en clôture de son discours au balcon de la Maison de l'Amérique latine, un peu plus tôt.

22 h 05 :
Quelques centaines de manifestants anti-Sarkozy se sont rassemblés dans les centres de Rennes et de Nantes. A Nantes, près de six cents manifestants ont tenté de s'approcher des locaux de l'UMP, gardés par les forces de l'ordre. A Rennes, ils n'étaient qu'une cinquantaine. Une petite friction entre militants pro et anti-Sarkozy a été signalée à Lyon.

"Mai 2007, Mai 68 !", scandaient certains militants, appelant à un "troisième tour social", en réponse à l'engagement de Nicolas Sarkozy de "tourner la page" de Mai 68.

22 heures :
La présidente du Medef, Laurence Parisot, félicite Nicolas Sarkozy pour son élection, en affirmant dans un communiqué que le mouvement patronal veut "contribuer avec responsabilité et enthousiasme à l'écriture de la nouvelle page qui s'ouvre pour la France".

21 h 52 : "La victoire, c'est celle de Nicolas Sarkozy", affirme Laurent Fabius, sur TF1, sans ambiguïté. "il n'y a pas lieu qu'il y ait des actions violentes, absolument pas", ajoute-t-il. "Ségolène Royal a fait le maximum mais il y a des causes profondes" à la défaite, dit-il encore, affirmant que "pour les législatives, il faut le rassemblement de la gauche".

"J'ai entendu des choses ce soir, qui ne s'imposent pas." L'heure n'est pas aux "bisbilles" au sein du PS, estime-t-il, probablement en allusion aux déclarations de Dominique Strauss-Kahn. M. Fabius appelle à une "refondation" d'une "gauche décomplexée", qui fasse face "au monde tel qu'il est". "Tout ce qui peut apparaître comme une espèce de 'combinazione' n'est pas bon", ajoute-t-il, en réponse aux socialistes qui prôneraient des discussions avec les centristes. Il appele enfin "les gens de gauche à garder l'espoir, et à relever le drapeau".

21 h 42 : Nicolas Sarkozy a obtenu 14 469 778 voix, soit 53,3 % des suffrages, selon la totalisation nationale établie dimanche à 21 h 30 par le ministère de l'intérieur. Ségolène Royal a obtenu 12 675 763 voix, soit 46,7 %.

21 h 40 : François Fillon annonce sur France 2 que Nicolas Sarkozy recevra rapidement les partenaires sociaux "pour fixer le calendrier de travail de l'été", puis les organisations écologistes pour lancer une "conférence pour l'environnement".

Plus tôt, François Fillon, pressenti au poste de premier ministre, avait annoncé que le prochain exécutif sera un gouvernement d'ouverture. Jean-Louis Borloo, également considéré comme un potentiel premier ministre, estime que Nicolas Sarkozy "ne lui doit rien".

21 h 38 : Le premier ministre britannique, Tony Blair, a téléphoné à Nicolas Sarkozy afin de le féliciter, de même qu'Angela Merkel, la chancelière allemande.

21 h 36 : Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste français, qualifie la victoire de Nicolas Sarkozy de "véritable catastrophe politique", dans un communiqué.

21 h 34 : Des militants socialistes font la fête, malgré la défaite, devant la Maison de l'Amérique latine.

21 h 33 :
Jean-Louis Bianco, codirecteur de la campagne de Ségolène Royal, affirme que c'est la candidate qui a appelé au téléphone M. Sarkozy, et pas l'inverse, comme annoncé précédemment. "Je crois que tout le monde peut le reconnaître, en cinq mois, en dix mois, elle a fait bouger les Parti socialiste, comme jamais avant", affirme-t-il, sur TF1. Il plaide pour "la poursuite de la rénovation", affirmant qu'avant cela la "priorité" est de "gagner les législatives", sous la houlette du leader François Hollande.

21 h 24 : François Bayrou fait une courte allocution, saluant la victoire de M. Sarkozy et lui adressant ses vœux, "en tant que citoyen". "Nombreux sont ceux qui sont déçus ou inquiets et ceux-la, je ne les oublie pas, a-t-il ajouté, estimant que M. Sarkozy et Mme Royal sont "coresponsables" de l'avenir du pays. "Nous avons un grand pays en charge, nous devons à ce peuple de conjuguer nos forces pour préparer son avenir", a-t-il encore dit.

21 h 22 : Le chef du gouvernement socialiste espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, le président sénégalais, Abdoulaye Wade, et le chef du gouvernement italien, Romano Prodi, ont félicité M. Sarkozy.

21 h 20 :
George W. Bush a appelé Nicolas Sarkozy. "Le président Bush a hâte de travailler avec le président élu Sarkozy pour la poursuite de notre alliance solide", dit Gordon Johndroe, un porte-parole de la Maison Blanche. M. Sarkozy a affirmé dans sa première déclaration que les "amis américains" de la France "pouvaient compter" sur son amitié et que la France "serait toujours à leur côté quand ils auraient besoin d'elle". Il a ajouté que l'amitié signifie aussi que "l'on peut accepter de ne pas être d'accord" sur certains sujets, citant ensuite la lutte contre le réchauffement climatique comme une priorité.

21 h 18 : Les concerts ont commencé place de la Concorde.

21 h 12 : "C'est une très grave défaite pour la gauche, affirme Dominique Strauss-Kahn, sur TF1, citant une "troisième défaite" à la présidentielle. Il dit qu'il partage "l'inquiétude" de certains Français après l'élection de M. Sarkozy. Il salue le "combat courageux" de Ségolène Royal. "Jamais la gauche n'a été aussi aussi faible au premier tour, répète-t-il. Pourquoi ? Parce que la gauche française n'a toujours pas fait sa rénovation."

DSK ajoute que la gauche s'est "laissé bercer par une illusion", citant les victoires électorale du PS, dont les régionales de 2004. "Les Français ne veulent pas qu'on leur sorte des solutions qui ont vingt ans", ajoute-t-il, plaidant pour une "une rénovation sociale-démocrate" dans le but de faire émerger "une gauche moderne".

"Je ne peux pas laisser dire l'intégralité de ce qu'a dit M. Strauss-Kahn", réplique Jack Lang, refusant de désigner "tel ou tel" comme responsable. "Nous sommes coresponsables", dit-il.

21 h 05 : Nicolas Sarkozy fait une halte au Fouquet's, le célèbre restaurant des Champs-Elysées, sur son chemin vers la place de la Concorde.

21 heures : Olivier Besancenot, l'ex-candidat de la Ligue communiste révolutionnaire, appelle à la "résistance sociale et démocratique" après l'élection de Nicolas Sarkozy, dans un communiqué. "Ce soir, l'Etat UMP dispose une nouvelle fois du pouvoir politique central", regrette-t-il, et "la démagogie populiste utilisée dans cette campagne va déboucher sur des mesures antisociales, sécuritaires et antidémocratiques qui ne manqueront pas de susciter des mobilisations très larges". "C'est à la construction de ces résistances sociales et démocratiques que la LCR entend désormais consacrer toutes ses forces", ajoute-t-il, "face au programme ultralibéral et ultrasécuritaire d'un Sarkozy".

20 h 55 : Ségolène Royal apparaît au balcon de la Rue de Solférino, tout sourire. "Nos valeurs finiront par triompher", lance-t-elle, faisant scander "Tous ensemble, tous ensemble !" à ses sympathisants.

20 h 52 : Alain Juppé, sur TF1, salue le beau discours de Nicolas Sarkozy. Il refuse de dire s'il briguera la présidence de l'Assemblée nationale. "Je ne crois pas du tout à une nouvelle cohabitation", dit-il, affirmant que la majorité actuelle n'en est pas une de "godillots", et tendant la main aux "centristes", voire à des "gens de gauche".

20 h 50 : "Je respecte le respect", répond François Hollande, interrogé sur la main tendue de M. Sarkozy, sur TF1. "Mais les paroles de Nicolas Sarkozy l'engagent, désormais", ajoute le premier secrétaire du PS, citant les propos de M. Sarkozy sur le pluralisme, les plus démunis, l'Afrique ou les femmes martyrisées. "Mais pour que le respect existe, ajoute-t-il, il faut qu'il y ait une force, celle que nous allons construire dans les mois à venir."

20 h 40 : "Bravo à l'illusionniste", ironise Marine Le Pen (FN), à l'adresse du président élu Nicolas Sarkozy, ajoutant que ce dernier a réussi à "faire croire qu'il incarnait la rupture alors qu'il était sortant".

20 h 35 : Nicolas Sarkozy prend la parole, salle Gaveau, exprimant d'abord sa "fierté indicible". "Maintenant, c'est à mon tour de rendre à la France ce qu'elle m'a donné, lance-t-il. Les Français "m'ont fait le plus grand honneur qui soit à mes yeux en me jugeant digne de présider la France", ajoute-t-il. Il adresse ses remerciements "d'abord à ma famille, à mes amis, à mes partisans, à tous ceux qui m'ont soutenu..."

"Ma pensée va à Mme Royal, dit-il rapidement. Je veux lui dire que j'ai du respect pour elle et pour ses idées, dans lesquelles tant de Français se sont reconnus. Respecter Mme Royal, c'est respecter les millions de Français qui ont voté pour elle." Et d'ajouter : "Par-delà le combat poitique, par-delà les divergences d'opinion, il n'y a pour moi qu'une seule France. Ce n'est pas la victoire d'une France contre une autre. Il n'y a qu'une seule victoire, celle de la démocratie." "Le peuple a choisi de rompre", poursuit-il, s'engageant à "réhabiliter le travail, l'autorité, la morale, le respect, le mérite."

20 h 29 : Jacques Chirac félicite Nicolas Sarkozy.

20 h 28 :
Jean-Marie Le Pen estime que "la France a voté contre une nouvelle catastrophe socialiste, mais il serait néanmoins illusoire de penser que la France" s'engage sur la bonne voie politique. "Vox populi, vox dei", ajoute l'ex-candidat du FN. "Les électeurs auront le président qu'ils méritent", dit-il, "doutant" que M. Sarkozy tienne ses promesses, notamment sur l'identité nationale. M. Le Pen a lancé un appel à ses électeurs pour les législatives.

20 h 23 : Selon TNS-Sofres, les électeurs de M. Le Pen se sont reportés à 15 % sur Ségolène Royal, 66 % sur Nicolas Sarkozy. 19 % se seraient abstenus.

20 h 21 :
Le ministre de la cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, salue sur France 2 la "belle" victoire de Nicolas Sarkozy, "belle parce qu'elle est sans ambiguïté", face à la socialiste Ségolène Royal.

20 h 20 : Dominique de Villepin se "réjouit" dans un communiqué de la "très nette victoire" de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle qui "exprime un choix clair".

Le premier ministre "a appelé Nicolas Sarkozy pour le féliciter de son élection à une large majorité à la présidence de la République française" et "se réjouit de cette très nette victoire qui exprime un choix clair des Français en faveur d'un homme, de ses idées et de notre famille politique".

20 h 19 : L'ancien ministre socialiste Dominique Strauss-Kahn déclare sur France 2 que "c'est au premier tour" que le camp socialiste a perdu l'élection présidentielle, ajoutant que "jamais la gauche n'a été aussi faible".

20 h 18 : Les électeurs de François Bayrou ont voté à 40 % pour Mme Royal et à 40 % pour M. Sarkozy, selon Claire Chazal, de TF1.

20 h 13 : "On ne peut pas nous laisser penser qu'il y a là une rupture", répond François Hollande, invité à dire sur TF1 si "une page se tourne".  Le premier secrétaire du PS "reconnaît" la victoire de celui qui a "rassemblé toutes les droites". "Une nouvelle époque s'ouvre pour la gauche", dit-il, saluant la campagne de Ségolène Royal. Il insiste sur le rendez-vous des législatives. "Je sais qu'il y a beaucoup de déception, de désarroi", dit-il, prônant "le rassemblement des gauches".

20 h 10 : "Il n'y a pas deux France", dit François Fillon, affirmant que Nicolas Sarkozy "tendra la main". Il estime que Nicolas Sarkozy a apporté "une nouvelle manière de faire de la politique" : "On a trouvé la porte qui permet de sortir de la crise de confiance." "Derrière la porte, il y a un chemin", a-t-il dit. "Il faut rassembler", a-t-il ajouté. M. Fillon refuse de dire si Nicolas Sarkozy lui a promis de le nommer premier ministre.

20 h 06 : Ségolène Royal prend la parole. "Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas", dit-elle, après avoir reconnu sa défaite et souhaité au nouveau président d'accomplir sa tâche. "Gardons intacte l'énergie" de cette campagne, saluant un "renouveau de la démocratie" dans la très forte participation. "Ce que nous avons commencé ensemble, nous allons le continuer ensemble", lance-t-elle. Elle s'engage à "approfondir la rénovation de la gauche, à la recherche de nouvelles convergences, au-delà de ses frontières actuelles". "C'est notre futur", dit-elle. Ce que nous avons entrepris pour la France portera ses fruits, j'en suis sûre", conclut-elle, citant les "rendez-vous électoraux futurs".

20 h 05.
François Fillon déclare : "Depuis des années, les Français votaient contre une certaine façon de faire de la politique."

20 h 04 : Ségolène Royal se présente au pupitre, à la Maison de l'Amérique latine, accueillie par les"Merci Ségolène !" scandés par ses partisans.

20 h 03 : L'UMP François Fillon, ainsi que les socialistes François Hollande et Jack Lang sont sur le plateau de TF1.

20 h 01 : Le député PS européen Pierre Moscovici reconnaît la victoire de M. Sarkozy, en évoquant "une défaite de tous les socialistes".

20 heures :
Cris de joie parmi les militants de Nicolas Sarkozy massés devant la salle Gaveau. Une marée bleue de plusieurs milliers de personnes est en liesse.

20 heures : Nicolas Sarkozy est élu président de la République, selon la moyenne des estimations de quatre instituts de sondages (IFOP, CSA, Ipsos, TNS-Sofres). Il bat Ségolène Royal avec 53,1 % des voix, contre 46,9 % pour la candidate socialiste.

19 h 45 : "C'est une campagne formidable, il y a beaucoup de choses à en tirer", a déclaré l'ancien premier ministre Pierre Mauroy, à son arrivée dans la cour de Solférino. Jean-Pierre Chevènement est lui aussi arrivé.

19 h 40 : De nombreux militants et sympathisants de gauche ont afflué dimanche vers le siège du PS, où près de quatre mille personnes se massaient, rue de Solférino, à Paris.

De morose en milieu d'après-midi, l'ambiance, devant l'immeuble du PS, est passée à la combativité avec une majorité de jeunes, enthousiastes, brandissant des portraits de la candidate, des drapeaux du PS et quelques drapeaux bleu-blanc-rouge. "Ségolène présidente, Ségolène présidente", criaient les militants.

19 h 30 : Dominique Strauss-Kahn est arrivé dans les studios de France 2.

19 h 29 : Un journaliste de France 2, citant Patrick Menucci, affirme que Ségolène Royal pourrait sortir de son bureau, 282, boulevard Saint-Germain, avant 20 heures. Elle devrait prendre la parole tôt, juste après 20 heures, de la Maison de l'Amérique latine.

19 h 25 : Des personnalités sont arrivées rue d'Enghien. Des responsables politiques, mais aussi des vedettes telles que Johnny Hallyday et son épouse Laetitia, ou encore l'acteur Jean Reno. Le chanteur est attendu dans la soirée place de la Concorde, ainsi que Faudel et Enrico Macias, selon le nouvelobs.com.

19 h 20 : "C'est bon, c'est bon", a lâché Jean-François Copé, le ministre du budget, en sortant du QG de campagne de Nicolas Sarkozy rue d'Enghien à Paris, dimanche peu avant 19 heures.

Les quelque deux cents sympathisants UMP massés devant le siège de campagne se sont mis à scander "Nicolas président" lorsque deux membres de l'équipe de campagne ont passé un bras par la fenêtre en faisant le "V" de la victoire.

18 h 45 : Les stations Concorde, Tuileries et Madeleine sur la ligne 12 du métro parisien ont fermé vers 18 h 45. C'est place de la Concorde, où une scène a été montée, que les partisans de Nicolas Sarkozy sont attendus, dans la soirée.

18 h 22 : L'ambiance était morose peu après 18 heures au siège du Parti socialiste, rue de Solférino à Paris, où quelque trois cents militants et sympathisants attendaient les résultats du second tour de l'élection présidentielle.

18 h 19 : Arrivée de Ségolène Royal – qui a voté en milieu de journée à Melle, dans les Deux-Sèvres – à son QG de campagne parisien, sur le boulevard Saint-Germain. La candidate du Parti socialiste, qui avait été précédée par des membres de son état-major de campagne, Arnaud Montebourg et Vincent Peillon notamment, n'a fait aucune déclaration.

18 h 15 : Des cris de joie ont éclaté parmi les partisans de Nicolas Sarkozy réunis salle Gaveau à Paris, ont constaté des journalistes de l'AFP.

18 h 04 : Des médias étrangers diffusent des estimations officieuses.

18 heures : Les bureaux de vote ferment leurs portes en province.

17 h 51 : Une scène est en cours d'installation place de la Concorde, à Paris, pour accueillir les partisans de Nicolas Sarkozy. Une quinzaine de cars de police sont stationnés aux abords de la place et les forces de l'ordre commencent à s'y déployer. A la Bastille, traditionnel lieu de rassemblement de la gauche, une quinzaine de camionnettes de la gendarmerie et de la police étaient également garées peu avant 17 heures.

17 h 45 : Selon les estimations des instituts de sondage, la participation au second tour de l'élection présidentielle serait de 84 % pour Ipsos, de 85 % selon l'IFOP et de 86 %, selon CSA-Cisco, TNS Sofres . Ces chiffres sont des projections sur la base de la participation à 17 heures, annoncée par le ministère de l'intérieur.

17 h 15 : Le taux de participation atteint 75,11 % en France métropolitaine, selon les chiffres du ministère de l'intérieur, c'est-à-dire le taux le plus élevé jamais enregistré en fin d'après-midi pour une élection présidentielle. Le précédent record remontait au scrutin de 1974, avec 74,12 %. Il y a quinze jours, la participation à la même heure était de 73,87 %, alors qu'en 2002 elle s'établissait à 67,6 %.

A Paris, le taux était de de 68,27 %, selon la préfecture. Ce chiffre est supérieur de près de cinq points à celui enregistré à la même heure dans la capitale lors de la présidentielle de 2002 (63,5 %).

17 heures : Nicolas Sarkozy a rejoint son QG de campagne de la rue d'Enghien à Paris, alors qu'une centaine de personnes, badauds et journalistes confondus, étaient massés devant le local.

16 h 52 : Plusieurs sources municipales ont indiqué que des bureaux de vote dans les quatre premiers arrondissements de Paris ont été vandalisés. Le maire UMP du 1er arrondissement, Jean-François Legaret, a affirmé que les serrures ont été bloquées avec de la colle, des allumettes, des morceaux de fer ou des mégots, ce qui a occasionné un retard dans l'ouverture de certains bureaux de vote.

16 heures : La participation samedi à 17 heures, heure locale, était en hausse dans la quasi -totalité de l'outre-mer par rapport au premier tour, selon des chiffres rendus publics par le ministère de l'outre-mer. A Saint-Pierre-et-Miquelon, le taux de participation s'élevait à 68,84 %, soit une hausse de près de 10 points, alors qu'en Guadeloupe, la participation de 43,23 % était supérieure de plus de 5 points à celle du premier tour. Les progressions ont cependant été plus faibles en Guyane (+ 2,71 points à 56,02 %) et en Polynésie française (+ 1,88 point à 57,76 %), et quasi nulle à Wallis-et-Futuna (+ 0,13 point à 48,09 %). Une baisse du taux de participation a été enregistré en Martinique (- 0,32 point à 41,24 %) et en Nouvelle-Calédonie (- 1,83 point, à 55,61 %).

14 heures : La mairie de Reims annonce qu'aucun incident notable n'est à signaler à la mi-journée dans les quatre-vingt-quatorze bureaux de vote de la ville, où le vote électronique avait entraîné retards et files d'attente lors du premier tour. A 10 heures, la participation à Reims avait augmenté de 2,5 points par rapport au premier tour (15,10 % contre 12,74 %).

13 h 15 : Le ministre de la cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, a voté dans une école du centre-ville de Valenciennes. Il n'a fait aucune déclaration. M. Borloo doit se rendre dans l'après-midi à Paris afin de rejoindre le quartier général du candidat de l'UMP.

13 heures : La préfecture de Meslay-du-Maine, en Mayenne, a annoncé que trois de ses bureaux de vote ont ouvert avec quarante minutes de retard en raison de la disparition, dans la nuit, des bulletins de vote Nicolas Sarkozy. Selon un responsable d'un des bureaux de vote, il s'agirait d'"un cambriolage". Un responsable de la préfecture a été immédiatement envoyé sur les lieux pour recompléter l'intégralité des bulletins de vote Nicolas Sarkozy, soit environ mille cinq cents exemplaires.

12 h 35 : Ségolène Royal a voté à Melle (Deux-Sèvres). La candidate socialiste a été accueillie par ses partisans devant le bureau de vote aux cris de "Ségolène présidente !" et "on va gagner !". Elle n'a pas fait de déclaration, se contentant d'indiquer que son choix n'avait "pas été difficile".

12 h 30 : Nicolas Sarkozy a voté dans son bureau électoral de l'île de la Jatte, à Neuilly-sur-Seine, en compagnie de ses deux belles-filles, mais sans son épouse. Le candidat UMP a été accueilli par des partisans enthousiastes qui scandaient "Nicolas président !".

12 h 10 : Le taux de participation en métropole pour le second tour atteint 34,11 % à midi, un record qui dépasse celui établi lors du premier tour du 22 avril (31,21 %). Ce chiffre est également supérieur de près de treize points à celui enregistré à la mi-journée lors de la présidentielle de 2002 (21,4 %). A Paris, le taux de participation à la même heure est de 29,25 %, soit près de cinq points de plus que pour le premier tour, où il était de 24,56 %.

12 heures : Jacques Chirac et son épouse Bernadette se sont rendus à Sarran, en Corrèze, où le couple possède une résidence familiale. M. et Mme Chirac ont pris soin de prendre les deux bulletins posés sur la table du bureau de vote. Le couple présidentiel s'est ensuite partagé l'isoloir à deux compartiments installé contre une cloison, le président disparaissant derrière le rideau de gauche, son épouse sur la droite, pour glisser le bulletin dans l'enveloppe.

11 h 30 : François Fillon, conseiller politique de Nicolas Sarkozy, a voté en fin de matinée à la mairie de Solesmes, se disant "serein et impatient" dans l'attente des résultats de l'élection présidentielle."J'ai le sentiment que nous avons fait tout ce que nous avions à faire dans cette campagne", dit-il, assurant que "rien n'est sûr".

Dans le 17e arrondissement de Paris, le premier ministre Dominique de Villepin dépose son bulletin dans l'urne accompagné de ses trois enfants, sans faire de déclarations.

11 h 19 : La participation a augmenté au second tour de la présidentielle dans l'outre-mer par rapport à un premier tour. En Nouvelle-Calédonie, elle a progressé de près de 9 points, passant de 62,71 % au premier tour à 71,33 % au second tour, selon des chiffres définitifs. En Guadeloupe, la participation à 16 heures (22 heures à Paris) avait progressé de plus de 5 points, de 37,91 % à 43,23 %. En Polynésie française, elle était de 57,78 % à la même heure, soit près de deux points de plus qu'au premier tour (55,88 %). Cette hausse a été constatée également en Guyane, à 16 heures, avec une progression de plus de trois points, à 56,02 %.

11 heures : Dominique Strauss-Kahn, député socialiste de Sarcelles et ancien candidat à l'investiture du PS, vote dans une école du quartier Sarcelles-village. Accompagné de quelques proches,  M. Strauss-Kahn déclare qu'il est dans un état d'esprit "positif". "C'est très indécis, je ne crois pas particulièrement aux sondages, on verra ce soir", ajoute-t-il. Le député n'a pris qu'un bulletin de vote - celui de Mme Royal.

10 h 15 : Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a voté à Tulle (Corrèze). Il s'est d'abord attardé avec quelques habitantes du quartier. Elles lui ont fait part de doléances concernant leur logement HLM, et il leur a fixé un rendez-vous pour vendredi prochain. Après avoir mis son bulletin dans l'urne, François Hollande a confié qu'il attendait les résultats "toujours avec un peu d'appréhension mais aussi avec sérénité". "Ce sont les électeurs qui votent, ce ne sont ni les sondés, ni les sondeurs", a-t-il dit.

Il a par ailleurs souligné que ce second tour n'était pas un aboutissement mais "le point intermédiaire d'une campagne qui n'est pas terminée, car après la présidentielle il va y avoir les législatives".

Si Ségolène Royal est élue, "il faudra faire en sorte qu'il y ait une majorité de gauche" à l'Assemblée, si c'est Nicolas Sarkozy le nouveau président, "il faudra une majorité de gauche aussi", a-t-il déclaré, ajoutant que, dans un cas, il faudrait que "les résultats soient amplifiés, et dans l'autre, qu'ils soient corrigés".

8 h 30 : Plus d'un millier de personnes étaient présentes à l'ouverture des quinze bureaux de vote de la capitale britannique, installés au lycée français Charles-de-Gaulle. Une affluence plus importante qu'au premier tour.

8 h 15 : François Bayrou, détendu et souriant, vote à Pau. Le président de l'UDF, qui s'est contenté de sourire lorsqu'on lui a demandé s'il pouvait confirmer qu'il n'avait pas voté pour Nicolas Sarkozy, a déclaré qu'il y aurait "un troisième tour, avec des législatives qui permettront aux Français de préciser et d'équilibrer le choix qu'ils auront fait aujourd'hui".

8 heures : Les bureaux de vote ouvrent en France métropolitaine. Les quelque 43,5 millions de Français inscrits sur les listes électorales pourront voter jusqu'à 18 heures dans 70 % des communes, et jusqu'à 19 heures dans 106 communes, dont plusieurs grandes villes comme Dijon, Rennes, Tours, Nantes, Angers, et Toulon. Un quart des bureaux fermeront à 20 heures : à Paris, dans six des sept départements d'Ile-de-France, mais aussi à Nice, Marseille, Caen, Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Grenoble, Saint-Etienne, Reims, Strasbourg, Lyon, Villeurbanne, Amiens, et dans 52 communes de moindre importance.

11 h 19 : La participation a augmenté au second tour de la présidentielle dans l'outre-mer par rapport à un premier tour. En Nouvelle-Calédonie, elle a progressé de près de 9 points, passant de 62,71 % au premier tour à 71,33 % au second tour, selon des chiffres définitifs. En Guadeloupe, la participation à 16 heures (22 heures à Paris) avait progressé de plus de 5 points, de 37,91 % à 43,23 %. En Polynésie française, elle était de 57,78 % à la même heure, soit près de deux points de plus qu'au premier tour (55,88 %). Cette hausse a été constatée également en Guyane, à 16 heures, avec une progression de plus de trois points, à 56,02 %.

11 heures : Dominique Strauss-Kahn, député socialiste de Sarcelles et ancien candidat à l'investiture du PS, vote dans une école du quartier Sarcelles-village. Accompagné de quelques proches,  M. Strauss-Kahn déclare qu'il est dans un état d'esprit "positif". "C'est très indécis, je ne crois pas particulièrement aux sondages, on verra ce soir", ajoute-t-il. Le député n'a pris qu'un bulletin de vote - celui de Mme Royal.

10 h 15 : Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a voté à Tulle (Corrèze). Il s'est d'abord attardé avec quelques habitantes du quartier. Elles lui ont fait part de doléances concernant leur logement HLM, et il leur a fixé un rendez-vous pour vendredi prochain. Après avoir mis son bulletin dans l'urne, François Hollande a confié qu'il attendait les résultats "toujours avec un peu d'appréhension mais aussi avec sérénité". "Ce sont les électeurs qui votent, ce ne sont ni les sondés, ni les sondeurs", a-t-il dit.

Il a par ailleurs souligné que ce second tour n'était pas un aboutissement mais "le point intermédiaire d'une campagne qui n'est pas terminée, car après la présidentielle il va y avoir les législatives".

Si Ségolène Royal est élue, "il faudra faire en sorte qu'il y ait une majorité de gauche" à l'Assemblée, si c'est Nicolas Sarkozy le nouveau président, "il faudra une majorité de gauche aussi", a-t-il déclaré, ajoutant que, dans un cas, il faudrait que "les résultats soient amplifiés, et dans l'autre, qu'ils soient corrigés".

8 h 30 : Plus d'un millier de personnes étaient présentes à l'ouverture des quinze bureaux de vote de la capitale britannique, installés au lycée français Charles-de-Gaulle. Une affluence plus importante qu'au premier tour.

8 h 15 : François Bayrou, détendu et souriant, vote à Pau. Le président de l'UDF, qui s'est contenté de sourire lorsqu'on lui a demandé s'il pouvait confirmer qu'il n'avait pas voté pour Nicolas Sarkozy, a déclaré qu'il y aurait "un troisième tour, avec des législatives qui permettront aux Français de préciser et d'équilibrer le choix qu'ils auront fait aujourd'hui".

8 heures : Les bureaux de vote ouvrent en France métropolitaine. Les quelque 43,5 millions de Français inscrits sur les listes électorales pourront voter jusqu'à 18 heures dans 70 % des communes, et jusqu'à 19 heures dans 106 communes, dont plusieurs grandes villes comme Dijon, Rennes, Tours, Nantes, Angers, et Toulon. Un quart des bureaux fermeront à 20 heures : à Paris, dans six des sept départements d'Ile-de-France, mais aussi à Nice, Marseille, Caen, Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Grenoble, Saint-Etienne, Reims, Strasbourg, Lyon, Villeurbanne, Amiens, et dans 52 communes de moindre importance.

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06 mai 2007

Participation à la présidentielle en hausse à 34,11% à midi

source: AFP
File d'attente dans un bureau de vote le 6 mai 2007 à ToulouseLe taux de participation atteignait 34,11% à midi dimanche en métropole, pour le second tour de l'élection présidentielle, contre 31,21% au premier tour le 22 avril et 26,2% au second tour de 2002 à la même heure, selon le ministère de l'Intérieur.

Le taux de participation enregistré dimanche midi est également nettement supérieur à ceux enregistrés au second tour à la mi-journée lors des présidentielle de 1995 (29,6%), de 1988 (28,5%), de 1981 (30,2%) et de 1969 (27,6%). Seule l'élection de 1974 avait vu une plus forte participation à midi (35,62%).

Lors du premier tour le 22 avril, la participation à midi, 31,21%, avait été la plus forte jamais enregistrée depuis l'élection du président de la République au suffrage universel. Le taux de participation définitif avait atteint 83,77% sur l'ensemble de la France.

L'histoire électorale montre qu'il y a eu constamment une poussée de participation au tour décisif des présidentielles, même en cas de premier scrutin très haut, à l'exception notable de la présidentielle de 1969.

Dans les départements ou collectivités d'Outre-Atlantique et du Pacifique, dont certains votaient samedi, on note également une progression de la participation qui avait pourtant déjà atteint des records au premier tour.

En Nouvelle-Calédonie, elle a augmenté de 9 points, passant de 62,71% à 71,33% (chiffres définitifs). En Guadeloupe, elle était de 43,23% à 16H00 contre 37,91% il y a 15 jours.

Une hausse de 2 et 3 points était également constatée à la Martinique, en Polynésie française et en Guyane.

A Saint-Pierre et Miquelon, première collectivité d'Outre-mer à voter samedi, la participation a bondi de près de 12 points par rapport au premier tour à 74,8%.

Posté par pyth à 15:21 - élection 2007 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 mai 2007

Derniers sondages:Dix points d'avance pour Sarkozy

source: lci

Sa7Selon les dernières enquêtes BVA et Ipsos avant la fin de la campagne, le candidat UMP est crédité de 55% des intentions de vote, contre 45% à Ségolène Royal.

C'est la première fois depuis l'annonce des résultats du 1er tour qu'un tel écart sépare les deux finalistes.

Nicolas Sarkozy battrait Ségolène Royal par 55% (+3) à 45% (-3) au second tour de la présidentielle, selon un sondage BVA pour Orange rendu public vendredi soir. Le résultat est identique selon la dernière livraison de la vague quotidienne Ipsos-Dell (+1 pour Sarkozy, -1 pour Royal)

Ce sont les 28e et 29e enquêtes réalisées depuis l'annonce des résultats du premier tour donnant le candidat UMP vainqueur. Mais il s'agit des premiers à le placer aussi haut.

Les électeurs de Bayrou répartis quasi-également

Selon BVA, sur 100 électeurs de François Bayrou au premier tour, 41,3 se reporteraient sur Ségolène Royal, 37,7 sur Nicolas Sarkozy. 8,1 voteraient blanc ou nul, 2 s'abstiendraient, 9,2 ne savent pas. 1,6 refusent de répondre.  11,4% des électeurs de Jean-Marie Le Pen se reporteraient sur Ségolène Royal, 67,7% sur Nicolas Sarkozy. 9,5% voteraient blanc ou nul, 6,6% s'abstiendraient. 4,9% refusent de répondre. La gauche non socialiste se reporterait à 69,5% sur Ségolène Royal, 16,5% sur Nicolas Sarkozy. 5% voteraient blanc ou nul, 0,6% s'abstiendraient, 7% ne savent pas. 1,4% refusent de répondre.

Selon Ipsos-Dell sur 100 électeurs de François Bayrou au premier tour, 35% (=) se tourneraient vers la candidate PS, et 36 (+1) vers Nicolas Sarkozy, 29% (-1) s'abstenant ou ne s'exprimant pas. Les électeurs de Jean-Marie Le Pen seraient 70% (+12) à choisir Nicolas Sarkozy, et 9% à choisir Mme Royal (-5), 21% (-7) s'abstenant ou ne s'exprimant pas. Les électeurs de la gauche non socialiste (Besancenot, Bové, Buffet, Laguiller, Schivardi, Voynet) seraient 64% à choisir Mme Royal (-2), 21% Nicolas Sarkozy (+8), 15% (-6) s'abstenant ou ne s'exprimant pas.

BVA : sondage réalisé par téléphone le 4 mai auprès d'un échantillon de 807 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible à la commission des sondages.

Ipsos : sondage réalisé auprès de 922 personnes interrogées par téléphone le 4 mai, constituant un échantillon national représentatif de la population inscrite sur les listes électorales. Méthode des quotas.

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interview exclusif ou interview interdit:« LE TOUT SAUF SARKOZY N'A PAS RENCONTRÉ UN GRAND SUCCÈS »

source: le parisien.com

Sa6Le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy a reçu le Parisien et Aujourd'hui en France vendredi à son QG pour son ultime interview avant le second tour.

Ségolène Royal dit qu'avec elle, «il n'y a pas de risque». Sous-entendu, il y en aurait avec vous...

Nicolas Sarkozy.
Je crois que, dans l'histoire de la Ve République, on n'a jamais entendu de propos aussi violents ni aussi menaçants. Expliquer que, si on ne vote pas pour une candidate, on aura de la violence, c'est ni plus ni moins refuser l'expression démocratique et républicaine. On n'a jamais vu ça, jamais! C'est une forme d'intolérance préoccupante. Les Français auraient donc le choix entre voter pour Mme Royal, et tout se passera bien, ou voter pour moi et ce sera la violence. Ce langage guerrier est la négation des règles démocratiques élémentaires.
Je ne comprends pas pourquoi une personne de la qualité de Mme Royal se laisse aller à une telle violence verbale. Je vois là la gauche la plus sectaire, qui considère qu'est illégitime toute personne qui ne pense pas et ne parle pas comme elle. Dire cela, c'est insulter les millions d'électeurs qui ont voté pour moi au premier tour. La France a besoin d'ouverture, de tolérance, de respect, de rassemblement.

Ségolène Royal vous a souvent comparé à Bush. A qui la compareriez-vous?

Sa5Je ne me permettrai pas de caricaturer ma concurrente. C'est une femme que je respecte. On n'a pas les mêmes convictions, mais je ne me laisserai aller ni à des injures, ni à des propos blessants. Elle est Ségolène Royal et si j'avais un seul conseil à lui donner, ce serait de rester elle-même en ne jouant pas la caricature d'un rôle qui ne lui va pas bien. Je ne peux penser que c'est sa vraie nature. C'est sans doute parce qu'elle n'a pas le moral.

Et la comparaison avec Bush ?

Mme Royal a du mal à rentrer dans le débat. Plutôt que d'expliquer ses propositions ou de critiquer les miennes, elle a voulu me caricaturer. Mais le combat a cessé faute de combattants, puisque je ne suis pas entré dans ce jeu de démolition. Je ne suis pas sûr d'avoir des leçons à recevoir de la candidate socialiste en politique internationale, elle qui est rentrée émerveillée de Chine avec des propos élogieux sur la «rapidité» de la justice chinoise; ni des leçons de sa tolérance, elle qui recommande rien moins que le boycott des Jeux olympiques de Pékin. Pour le reste, je ne vois pas ce que j'ai à voir avec M. Bush. Je suis moi-même, je défends mes propres idées.


« Mme Royal s'inscrit dans la tradition du sectarisme le plus caricatural de la politique française »


Pourrait-il y avoir, si vous êtes élu, deux France à réconcilier, un peu comme en 1981?

C'est extraordinaire! On contesterait au candidat arrivé en tête au premier tour, avec 11 millions et demi de suffrages, sa capacité à rassembler? Si ma faute, c'est de ne pas être de gauche, je confirme que je ne le suis pas. En 1981, M. Mitterrand a été élu président de la République et les chars soviétiques ne sont pas arrivés place de la Concorde. Tout cela me rappelle ceux qui défilaient en disant à propos du Général de Gaulle «le fascisme ne passera pas», ou qui parlaient de «facho Chirac». «Mme Royal s'inscrit dans la tradition du sectarisme le plus caricatural de la politique française».

Vous dites votre volonté de vous appuyer sur une majorité extrêmement large. A quoi rassemblerait-elle?

Je souhaite une majorité présidentielle à trois pôles: un pôle UMP, un pôle du centre avec l'UDF puisque la quasi totalité des élus de l'UDF, en sécession avec leur leader, m'ont rejoint. Et un pôle de gauche avec des hommes et des femmes qui ne renoncent pas à ce qu'ils sont, mais qui soutiennent ma candidature et participeront à mon quinquennat parce qu'ils croient au mouvement. Je souhaite que nous nous retrouvions sur un contrat de gouvernement. Je veux faire la meilleure équipe de France possible, avec une seule étiquette: la nouvelle majorité présidentielle.

Quel sera le profil de votre Premier ministre?

Je l'ai en tête. Mais je pense que, par respect pour les Français, on ne doit pas dire cela avant d'avoir été choisi. Il ne faut pas se répartir les postes. Je veux quelqu'un qui ait la capacité d'être un chef d'équipe, qui relaie l'action du président, et soit celui qui mettra en oeuvre le projet présidentiel.


« Nulle part dans les quartiers, je n'ai fait un mauvais score »


Avez-vous des mots à adresser aux jeunes des banlieues? Entre eux et vous s'est installé pour le moins un malentendu?

Ces malentendus ne se sont pas traduits dans la réalité électorale. Nulle part dans les quartiers, je n'ai fait un mauvais score. Alors je voudrais dire aux 230.000 jeunes des quartiers en difficulté qu'à chacun je trouverai une formation, un contrat, une rémunération. A chacun je tendrai la main pour que tous puissent vivre dignement de leur travail. En échange, je leur demanderai de suivre cette formation, et de faire l'effort de se lever tôt le matin. Nul ne sera laissé sur le bord de la route. Il ne s'agit pas seulement pour moi de refaire les immeubles, mais de trouver un emploi à des gens qui doivent de nouveau croire et espérer en la République française.

Pensez-vous que dimanche soir, si vous êtes élu, il puisse y avoir dans certains quartiers, certaines banlieues, de mouvements de révolte, de violence?

Est-ce à dire que certains contesteraient les règles de la République et la loi de la majorité ? Je ne peux pas l'imaginer. D'ailleurs cela ne s'est jamais vu. Je suis candidat depuis cinq mois, j'ai fait des centaines de déplacements, il n'y a jamais eu une manifestation. Malgré tous les efforts de Mme Royal , le «Tout sauf Sarkozy» - n'a pas rencontré un grand succès.

Quelle leçon tirez-vous de ce long parcours à travers la France ?

La passion des Français pour la politique, à l'inverse de tout ce qui a été raconté. La vraie politique, celle qui pose les vraies questions, sur les vrais sujets, avec les vrais débats, sans tabous. Deuxièmement, je retiens une quête formidable de sens, d'identité.
C'est une campagne qui s'est jouée sur les valeurs, pas sur telle ou telle proposition. Les élections de 1997 se sont faites sur les 35 heures, et celles de 2002 sur la sécurité. Celles de 2007 se feront sur les valeurs : le travail, l'autorité, le respect, la responsabilité, l'identité. Qu'est-ce que la France? Que signifie être français? Quel est notre avenir? Au début, quand je parlais de la France, ça étonnait.


« Il y a une crise morale française qui porte un nom, c'est la crise du travail »


C'est un pays qui a envie de vivre ensemble? On en doutait au moment de la crise des banlieues...

Il y a une crise morale française qui porte un nom, c'est la crise du travail. C'est un pays qui a envie de vivre ensemble, qui a envie d'une culture commune, d'une morale commune, de valeurs communes.

Un pays en déclin?

Le modèle social français n'est plus le meilleur. Nous avons des chômeurs. Le système d'intégration n'est plus le meilleur. Notre système économique n'est pas le meilleur puisque nous avons moins de croissance que les autres. Il faut apporter des réponses à ces questions-là. Je dis aux Français qu'il nous faut changer pour rester fidèles aux idéaux de la République. Je crois que le plein emploi est possible. Je crois qu'on peut maîtriser l'immigration, qu'on peut réconcilier la société avec une école de la République qui soit une école de l'excellence et de l'exigence.

Quel seraient vos premiers actes comme président de la République?

En matière économique et sociale, d'ici l'été, la possibilité d'exonérer de charges sociales et d'impôts les heures supplémentaires; la possibilité de déduire les intérêts de ses emprunts immobiliers; l'établissement de sanctions aggravées pour les multirécidivistes avec des peines plancher et la modification de l'ordonnance de 1945 sur les jeunes mineurs; le service minimum, très attendu par les usagers des transports publics. Ces mesures, nous les mettrons en place tout de suite.
J'ai deux autres priorités. La première semaine de mon élection je recevrai les partenaires sociaux pour préparer quatre grandes conférences: sur la démocratie sociale, la parité des salaires hommes/femmes, le contrat de travail unique et le pouvoir d'achat et les 35 heures. La deuxième journée, je recevrai l'ensemble des organisations non gouvernementales en charge de l'Environnement pour poser les bases de l'organisation d'un Grenelle de l'environnement qui se tiendra à l'automne.

Les changements se mesureront tout de suite ?

Si les Français me font confiance, on se mettra au travail à la première minute de la première heure de la première journée. Et j'arrêterai mon travail à la dernière minute de la dernière heure de la dernière journée.

Comment voyez-vous, si vous êtes élu, le déroulement de la campagne législative ?

Si je suis élu président de la République le 6 mai, il est normal que je me préoccupe du résultat des législatives des 10 et 17 juin. Je m'engagerai pour demander aux Français une majorité pour mettre en oeuvre le programme établi. Je dis aux élus centristes qui m'ont soutenu qu'ils auront l'étiquette de la majorité présidentielle.

L'opération Bayrou a échoué?

C'est à lui de savoir où il se trouve. Je ne suis pas persuadé qu'il le sache à l'heure où nous parlons.

Vous avez annoncé que, si vous êtes choisi par les Français, vous aurez une période de «retraite» avant de prendre vos fonctions à l'Elysée ?

Les institutions de la République prévoient que Jacques Chirac est président jusqu'au 17 mai à zéro heure. Un républicain digne de ce nom doit respecter ces délais scrupuleusement. Il n'y a pas deux Présidents de la République. Il n'y en a qu'un seul. Le Président de la République, c'est donc Jacques Chirac jusqu'au 17 mai à zéro heure. Je trouve, par ailleurs, très utile que le Président élu ait une dizaine de jours pour habiter la fonction, prendre la mesure de la gravité des charges qui pèsent désormais sur ses épaules, se reposer après le fracas de la campagne et pour prendre la distance nécessaire pour devenir l'homme ou la femme de la Nation. Je mettrai à profit, si les Français me font confiance, cette dizaine de jours pour cela.

Assisteriez-vous dans ce cas aux cérémonies militaires du 8 mai? En 1995, Jacques Chirac fraîchement élu y avait assisté...

J'ai évoqué cette question avec le Président de la République. Comme je vous l'ai dit, il n'y a qu'un seul président de la République, c'est donc à lui de le faire. Cela s'était passé différemment en 1995, parce que c'était un passage entre la gauche et la droite. Mais entre Jacques Chirac et moi-même, les relations sont apaisées, confiantes, amicales. Je ne vois vraiment pas pourquoi donner l'impression d'une République à deux têtes.

Le lieu de votre possible «retraite» est secret?

Il sera toujours temps de le dire le moment venu.

Quelle sera votre première mesure pour relancer l'Europe?

Si je suis élu, j'irai rendre visite à la présidente de l'Union européenne et chancelière d'Allemagne, Angela Merkel parce que la relation franco-allemande cela compte et que l'Europe doit redémarrer.

Vous serez un Président pour qui porter la voix de la France sera essentiel?
L'un de mes tout premiers voyages sera pour l'Afrique. L'une de mes grandes ambitions sera l'Union méditerranéenne, qui est un sujet capital. Le message de la France est capital. Il doit être porté sans agressivité et sans complexe. Je veux une France qui ne transige pas sur ses valeurs et défende les droits universels. Je veux qu'on soit à côté de toutes les femmes martyrisées dans le monde, qu'on retrouve Ingrid Betancourt, qu'on vienne au secours des infirmières bulgares condamnées en Libye...


« Une campagne, ce n'est pas une thérapie personnelle »


Qu'avez vous appris de vous-même durant cette campagne, que vous ne soupçonniez pas?

Une campagne, ce n'est pas une thérapie personnelle. Je vais vers ce rendez-vous de dimanche prochain sans exaltation, sans excitation, avec beaucoup de calme. Je ne me l'explique pas d'ailleurs. Je ne peux pas de dire que je me sens prêt, car ce serait arrogant. Mais j'ai le sentiment d'avoir fait ce que j'avais à faire. De toute façon ce que je ressens se voit tout de suite. Je ne cache jamais rien.

Quel sens aura votre victoire, si vous l'emportez?

Si je l'emporte, c'est que j'aurai reçu des Français un mandat clair pour porter le changement dans notre pays, pour assumer la rupture tranquille, pour obtenir des résultats, faire reculer l'impression de fatalité, rassembler les Français et les aimer. Je ne me suis pas dissimulé dans cette campagne. Je me suis adressé directement au peuple français. Je lui ai dit tout avant pour pouvoir tout faire après. D'une certaine façon, j'ai pris tous les risques.

Ce sera la victoire de la droite? Je ne suis pas réductible à la seule droite française. Il y a 400 000 adhérents à l'UMP. J'ai eu 11,4 millions de voix au premier tour. Ce n'est pas rien.

A l'approche du verdict des Français, qu'avez-vous envie de leur dire ?

Le 14 janvier 2007, j'ai dit «J'ai changé». Je ne suis pas sûr qu'à ce moment là tout le monde m'ait cru. Mais ce «j'ai changé» a pris aujourd'hui, je crois, de la crédibilité.


Propos recueillis par Béatrice Houchard, Dominique de Montvalon, Henri Vernet et Ludovic Vigogne

Posté par pyth à 23:21 - élection 2007 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Sarkozy : "Royal montre sa vraie nature"

source: lci

Le candidat UMP s'est déclaré "concentré" ce matin sur Europe 1, estimant que "rien n'est joué".

Il a souligné "l'agressivité" de sa concurrente socialiste lors du débat.

Pour Nicolas Sarkozy, "les attaques outrancières" de Ségolène Royal sont sûrement dus aux mauvais sondages  qui creusent l'écart en faveur du candidat UMP. "Cela doit être les sondages. C'est tellement outrancier (...). Comme elle doit sentir que le sol se dérobe sous ses pieds, elle se tend, elle se raidit. Elle montre sa vrai nature, je ne rentre pas dans un débat de rue, elle commence mal sa journée", a-t-il déclaré sur Europe 1. Un peu plus tôt, Ségolène Royal avait affirmé que la candidature Sarkozy était "un risque" pour le pays. A deux jours du deuxième tour, le candidat UMP a indiqué qu'il restait "concentré". "Je ne veux pas décevoir, je ne décevrai pas", a-t-il promis.

Revenant sur le débat de mercredi soir, Sarkozy a mis en avant l'agressivité de sa rivale : "Elle a été très très agressive. Je suis quelqu'un qui ne dissimule pas. J'ai fait ce débat d'une façon déterminée".

"Bayrou dans l'impasse"

Au sujet de François Bayrou, qui a indiqué hier dans Le Monde qu'il "ne voterait pas Sarkozy", le candidat UMP a expliqué qu'il trouvait sa position "assez logique. Bayrou est dans une impasse, mais croyez-moi, l'UDF a toute sa place dans la majorité. Je m'engagerai fortement dans la bataille des législatives si je suis élu ", a renchéri le candidat de droite.

Nicolas Sarkozy se préoccupe déjà des législatives de juin. Il a indiqué qu'il s'engagerait "fortement dans la bataille, car, s'il est élu président de la République, il aura besoin d'une majorité "pour mettre en oeuvre" son projet. "Tous les élus et les électeurs du centre auront leur place dans cette majorité, ils s'organiseront comme ils l'entendent", a-t-il ajouté.

Le candidat de l'UMP a également plaidé pour "un pôle de gauche dans la nouvelle majorité présidentielle. Beaucoup de femmes et d'hommes de gauche me rejoignent sur une idée simple. Ils ont parfaitement compris que je ne suis pas un conservateur, je ne suis pas immobile, je ne veux pas m'incliner devant les corporatismes", a-t-il dit.

Il a ironisé sur la main tendue de Ségolène Royal aux centristes. "Il faut qu'elle assume. Elle ne peut pas un jour confier une mission à José Bové, l'autre saluer Arlette Laguiller et le troisième expliquer aux Français qu'elle va gouverner avec François Bayrou", a estimé Nicolas Sarkozy.

Posté par pyth à 17:39 - élection 2007 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Sprint final à couteaux tirés

source: lci

Au dernier jour de la campagne officielle, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy se sont répondus à plusieurs reprises ce vendredi.

Ils ont également effectué leur dernier déplacement, respectivement en Bretagne et en Haute-Savoie.

nvitée de RTL à 7h50, la candidate socialiste commence par tirer à boulets rouges sur son concurrent UMP : elle affirme notamment que sa candidature constitue "un risque" pour la France. "Cette candidature est dangereuse. C'est pourquoi je demande aux électeurs de bien réfléchir. J'ai la responsabilité de lancer une alerte par rapport aux violences et aux brutalités qui se déclencheront dans le pays", lance-t-elle (cliquez ici pour voir l'extrait).

Réponse ironique de Nicolas Sarkozy quelques minutes plus tard sur Europe 1 : "Elle commence bien sa journée. Cela doit être les sondages. C'est tellement outrancier (...). Comme elle doit sentir que le sol se dérobe sous ses pieds, elle se tend, elle se raidit. Elle montre sa vrai nature, je ne rentre pas dans un débat de rue" (cliquez ici pour voir l'extrait).

De Lorient au maquis des Glières

Les deux candidats prennent alors la direction de la province pour leur dernier déplacement. Ségolène Royal se rend en Bretagne, Nicolas Sarkozy en Haute-Savoie. Ils arrivent sur place en fin de matinée. Sur le plateau des Glières, haut-lieu de la Résistance, le candidat UMP est le premier à dégainer, en soulignant que son adversaire "termine un peu dans la violence, dans une certaine forme de fébrilité" et que "la France mérite autre chose". "La politique, ça doit servir à faire barrage à la folie des hommes. Je l'ai dit à Mme Royal, la politique doit être faite de respect, d'ouverture, de tolérance, de rassemblement, de mains tendues, d'apaisement. La France a besoin de paix", assène-t-il (cliquez ici pour voir l'extrait).

De son côté, Ségolène Royal reprend la parole à Lorient, juste avant de tenir une réunion publique devant environ 2 000 personnes. Sa priorité : les indécis. Sa cible : les sondages. "J'appelle les électeurs à ne pas se laisser matraquer par les sondages comme depuis des mois. Il y a encore 15% d'indécis de chaque côté, c'est-à-dire 30% de personnes encore qui s'interrogent (...). Qu'ils ouvrent les yeux, qu'ils voient qu'aujourd'hui, c'est le dernier combat de la vérité contre toutes les formes d'affabulations et de mensonges. C'est le combat de la morale publique contre un certain nombre de déformations de la réalité, c'est le combat des sans-voix, des gens qui subissent la précarité et les bas salaires contre un candidat qui veut donner encore davantage à ceux qui ont déjà beaucoup, avec des réformes comme le bouclier fiscal", déclare-t-elle (cliquez ici pour voir l'extrait). Ségolène Royal doit ensuite prendre la parole à Quimper puis Brest, avant d'intervenir dans le 19/20 de France 3.

Posté par pyth à 17:34 - élection 2007 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Dernier jour de campagne, Nicolas Sarkozy donné favori par trois sondages

source: le monde avec AFP

Sa3   Les trois derniers sondages publiés depuis jeudi 3 mai placent toujours Nicolas Sarkozy en tête des intentions de vote pour le second tour de l'élection présidentielle. Le candidat de l'UMP semble même avoir creusé l'écart à l'issue du débat télévisé de mercredi. Les deux candidats pour l'Elysée, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, poursuivront vendredi jusqu'à la limite ultime leur campagne présidentielle, l'une en Bretagne, l'autre en Haute-Savoie. A minuit, la campagne officielle pour le second tour de l'élection présidentielle sera close. 
La candidate socialiste a prévu un rassemblement à Brest dans la soirée pour clôturer sa campagne. Elle sera également l'invité du 19/20 sur France 3. Dominique Strauss-Khan lui apportera son soutien en tenant un meeting vendredi soir à Grenoble.

De son côté, Nicolas Sarkozy se rendra en fin de matinée en Haute-Savoie où il interviendra à la mairie du Petit-Bornand. La ministre de la défense, Michèle Alliot-Marie, se rendra pour sa part à Ussel, en Corrèze, fief électoral du président Jacques Chirac, où elle tiendra un meeting dans la soirée.

L'ÉLECTORAT DE BAYROU RETOURNERAIT À DROITE

Les derniers sondages placent encore et toujours le candidat de l'UMP en position de favori. "J'ai vraiment le sentiment que M. Sarkozy est plus que jamais favori de cette élection", affirme Jean-François Doridot de l'institut de sondage Ipsos. "Le rapport de forces reste très favorable à M. Sarkozy", estime Frédéric Dabi, de l'IFOP. "Nicolas Sarkozy reste nettement favori, son avance est très significative", selon François Miquet-Marty, de LH2.

Nicolas Sarkozy recueillerait 54,5 % (+ 2,5 points) des voix et Ségolène Royal 45,5 % (- 2,5 points), selon un sondage TNS-Sofres pour RTL, LCI et Le Figaro rendu public vendredi.

Par ailleurs, le candidat de l'UMP l'emporterait sur la candidate socialiste avec 54 % (+ 0,5) des voix contre 46 % (- 0,5), d'après la 55e vague de l'enquête Ipsos/Dell publiée vendredi.

Enfin, selon un autre sondage CSA-Cisco pour Le Parisien/i-Télé réalisé après le débat Sarkozy/Royal et publié jeudi soir, Nicolas Sarkozy l'emporterait sur Ségolène Royal au second tour de l'élection présidentielle avec 53 % (+ 1) des voix contre 47 % (- 1) pour la candidate socialiste.

Clé du second tour, l'évolution du report de l'électorat de François Bayrou, qui devenait plus favorable à Mme Royal, s'est largement inversée depuis lundi, selon Ipsos. L'électorat Bayrou est revenu sur des reports 1/3, 1/3, 1/3. Mercredi soir, 34 % disaient avoir l'intention de voter Royal, 34 % Sarkozy, 32 % n'exprimant pas d'intention de vote ou voulant s'abstenir.

Posté par pyth à 10:37 - élection 2007 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Sondage: Sarkozy toujours en tête après le débat

source: lci

Le candidat UMP l'emporterait avec 53% face à Royal (47%), selon un sondage CSA réalisé après leur face à face de mercredi soir.

Les électeurs de Bayrou semblent les moins convaincus par le débat. La part d'abstentionnistes à largement augmenté par rapport au sondage du 25 avril, soit aussi avant le discours du candidat centriste.

C'est le premier sondage réalisé après le débat. 24 heures après le face à face d'entre-deux-tours, ayant donné lieu à de nombreuses passe d'armes entre les deux finalistes (lire notre article), un sondage CSA-Cisco (*) donne toujours Nicolas Sarkozy vainqueur le 6 mai. Le candidat UMP obtiendrait au second tour de la présidentielle 53% (+1 point par rapport à la précédente enquête du 25 avril) des voix contre 47% (-1) pour la candidate PS. Selon cette enquête, 20% des personnes interrogées s'abstiendraient, voteraient blanc ou nul, soit un point de plus que lors du sondage du 25 avril.

S'agissant des transferts de vote du premier au second tour, 37% (-10) des électeurs de François Bayrou se portent sur Royal, 30% sur Sarkozy (-5) et 33% (+15) s'abstiennent. Les électeurs de Royal se portent à 92% (-5) sur la candidate, à 4% (+3) sur Sarkozy et 4% (+2) s'abstiennent. Les électeurs de Sarkozy se portent à 94% (+2) sur le candidat UMP, aucun (-1) sur Royal et 6% (-1) s'abstiennent. Ceux de Jean-Marie le Pen choisissent à 72% (+11) Sarkozy, 16% (-5) Royal et 12% (-6) s'abstiennent.

Royal "sympathique", Sarkozy "capable de défendre l'intérêt général"

A la question : "lequel des deux finalistes de la présidentielle avez-vous trouvé le plus convaincant ?", 47% de ceux qui "ont vu ou entendu parler du débat" désignent Nicolas Sarkozy contre 35% Ségolène Royal. 15% répondent ni l'un, ni l'autre, 3% ne se prononcent pas. A cette question, 44% de l'électorat de François Bayrou choisissent Sarkozy, 27%, Royal, 27%, ni l'un ni l'autre et 2% ne se prononcent pas. 82% de l'électorat de Jean-Marie Le Pen désignent Sarkozy, 12% Royal et 6% ni l'un, ni l'autre.

Concernant les qualificatifs des deux candidats, 58% ont trouvé Royal "sympathique" (33% pour Sarkozy), 47%, "sincère" (39% pour Sarkozy), 47% "proche de leurs préoccupations" (41% pour Sarkozy), 45% "capable de rassembler" (44% pour Sarkozy). A l'inverse, 48% ont jugé Sarkozy "capable de défendre l'intérêt général" (42% pour Royal), 49% "combatif" (42% pour Royal), 55% "facile à comprendre" (38% pour Royal), 52% estiment qu'il "a l'étoffe pour faire un bon président" (35% pour Royal), et 55% considère qu'il "maîtrise ses dossiers" (30% pour Royal).

L'institut CSA rappelle que ces résultats d'intentions de vote doivent être interprétés comme des rapports de force à la date de l'enquête et en aucun cas comme prédictifs des résultats du jour du vote.

(*) Sondage CSA-Cisco pour Le Parisien/I-Télé réalisé le 3 mai par téléphone auprès d'un échantillon de 1005 personnes âgées de 18 ans et plus inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas.

Posté par pyth à 01:03 - élection 2007 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Sondage: Sarkozy reste favori après le débat télévisé

source: AFP

Nicolas Sarkozy (UMP) reste favori pour l'emporter dimanche contre Ségolène Royal (PS), au lendemain d'un débat qui n'a pas bouleversé le rapport de forces politique, selon les sondeurs.

"Nicolas Sarkozy reste nettement favori, son avance est très significative", selon François Miquet-Marty (LH2). "J'ai vraiment le sentiment que M. Sarkozy est plus que jamais favori de cette élection", affirme Jean-François Doridot (Ipsos). "Le rapport de forces reste très favorable à M. Sarkozy", estime Frédéric Dabi (IFOP).

Selon le premier sondage réalisé après le débat Sarkozy/Royal et publié jeudi soir, Nicolas Sarkozy l'emporterait sur Ségolène Royal au second tour de l'élection présidentielle avec 53% (+1) des voix contre 47% (-1) pour la candidate socialiste (CSA-Cisco pour Le Parisien/I-TELE). Les derniers sondages réalisés avant le débat Sarkozy-Royal créditaient M. Sarkozy de 52% (LH2, BVA, Sofres, CSA), 53% (Ifop) et 53,5% (Ipsos).

Au premier tour, le candidat UMP a obtenu 31,18% et Mme Royal 25,87%.

Clef du second tour, l'évolution du report de l'électorat Bayrou (18,57%), qui devenait plus favorable à Mme Royal, s'est largement inversée depuis lundi selon Ipsos.

L'électorat Bayrou est revenu sur des reports 1/3, 1/3, 1/3. Mercredi soir, 34% disaient avoir l'intention de voter Royal, 34% Sarkozy, 32% n'exprimant pas d'intention de vote ou voulant s'abstenir.

Selon M. Doridot, interrogé avant l'annonce par le président de l'UDF jeudi qu'il ne votera pas Sarkozy, "cela montre une augmentation de l'indécision, ce qui est normal pour une enquête réalisée juste avant le débat". Mais surtout, cela révèle, selon lui, "un niveau de reports de voix très équilibré entre Royal et Sarkozy, qui interdit presque à Mme Royal de prétendre à la victoire, si ça reste en l'état".

Jeudi, selon le dernier sondage CSA, 37% (-10) des électeurs de M. Bayrou se porteraient sur Mme Royal, 30% sur M. Sarkozy (-5) et 33% (+15) s'abstiendraient.

"Même s'il y avait une progression de l'abstention, ce n'est pas de nature à renverser le rapport de forces, d'autant plus qu'à gauche, on mesure aussi des reports de voix sur Mme Royal un peu moins bons", selon M. Doridot.

M. Dabi relève "la nouvelle donne" que constitue la consigne "claire" de vote de M. Le Pen, mais rappelle qu'"on n'est pas propriétaire de ses voix" (10,44%) et que dans le passé, les consignes du président du FN n'ont pas été parfaitement suivies.

Selon M. Miquet-Marty, "le débat de mercredi soir peut inciter des électeurs frontistes à se mobiliser et à voter Sarkozy", ce dernier ayant "bien calé les différences sur l'insécurité, l'immigration et la valeur travail".

57% des électeurs Le Pen se reporteraient sur M. Sarkozy, selon Ipsos (60% selon BVA), 8% sur Mme Royal, l'abstention et les non exprimés représentant 35%. Ils choisissent à 72% (+11) M. Sarkozy, 16% (-5) Mme Royal et 12% (-6) s'abstiennent, selon CSA.

Les sondeurs partagent une même analyse du débat. "Il contribue à mobiliser les deux camps, un jeu quasiment à somme nulle", selon M. Miquet-Marty, car "de nature à remobiliser les sympathisants UMP, une partie de l'électorat frontiste, une partie de l'électorat de la gauche de la gauche, des contestataires Bayrou qui peuvent avoir envie de voter Royal".

"Ca va conforter les deux camps, notamment Royal, car un certain nombre de gens vont voter pour elle avec un peu plus d'entrain", renchérit M. Doridot. "De là à transférer des votes de Sarkozy à Royal, j'ai du mal, avant enquête, à y croire, vu le contenu du débat".

Selon un sondage Opinionway - contesté par l'équipe Royal - 53% ont jugé le candidat UMP "plus convaincant", contre 31% pour la candidate PS.

Posté par pyth à 01:02 - élection 2007 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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