13 février 2008
Carla Bruni-Sarkozy: "Je ferai de mon mieux"
source: l'expresse (Propos recueillis par Christophe Barbier)
L'épouse du chef de l'Etat a accordé à L'Express, à sortir dès mercredi à Paris, sa première interview de première dame de France. En exclusivité sur LEXPRESS.fr, l'intégralité de cet entretien, ou comment Carla Bruni-Sarkozy envisage son nouveau métier: différemment et sérieusement.
Avez-vous été surprise par le raz-de-marée médiatique qui a suivi l'annonce de ce qui était alors votre liaison amoureuse avec Nicolas Sarkozy, à la mi-décembre 2007? La vie de mannequin puis de chanteuse vous avait pourtant habituée... Vous ne vous doutiez pas que la politique ressemblait à ça? L'image qui a soulevé le plus de polémiques, c'est votre fils se cachant le visage, perché sur les épaules du président, à Pétra, en Jordanie. Avez-vous commis une erreur? Pourquoi un mariage si discret, presque secret, le 2 février? Les médias vous ont-ils "volé" votre mariage en vous contraignant à cette discrétion? Le président a porté plainte pour faux, usage de faux et recel à la suite de la mise en ligne sur le site d'un hebdomadaire d'un SMS présumé: est-ce le début d'une attitude agressive envers les médias? Vous voici première dame de France: comment envisagez-vous cette fonction, ce métier? Vous inspirerez-vous de Danielle Mitterrand ou de Bernadette Chirac? Quel sera le style que vous chercherez à installer? Dans une interview à Rue89, Michel Labro, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, répond ce mardi soir aux accusations de Carla Bruni, formulée ci-dessous, à l'encontre du site Internet de son journal, où elle compare ses méthodes - en l'occurrence un article relatant l'envoi d'un présumé SMS par Nicolas Sarkozy à son ex-épouse Cécilia par lequel il lui aurait demandé de revenir - à celles des journaux de la collaboration. "On ne joue pas avec ce genre d'affirmation, prévient Michel Labro, qui juge l'interprétation de la nouvelle première dame de France "parfaitement hallucinante, assez incroyable et pathétique", bref "parfaitement imbécile".
Je n'ai pas été surprise, j'ai été submergée.
J'étais habituée à une exposition médiatique importante, mais là, ce fut incomparable. C'est comme un autre monde, dans lequel je suis entrée avec tranquillité, mais aussi avec inconscience.
A quoi ressemble cet autre monde, celui de la politique?
C'est un monde où les choses se répercutent énormément, où les mots ont plus de poids, un monde où l'on s'occupe de choses essentielles: celles qui changent la vie des gens, leurs droits, leurs chances, leur liberté. C'est un monde de questions fondamentales pour l'existence même, alors que l'art et la mode le sont pour l'âme, le coeur, la douceur de vivre, le plaisir.
Je m'en doutais, mais je n'avais jamais eu affaire à ce monde. J'imaginais bien qu'en politique il n'y aurait plus aucune mesure, mais je croyais que cet univers était respecté. Or, il est logé à la même enseigne que celui du spectacle. La politique suscite des pulsions primitives, alors que l'art et l'image déclenchent des pulsions plus subtiles, plus raffinées, plus civilisées.
Avez-vous, en découvrant cette violence, eu envie de fuir l'univers politique, malgré votre nouvelle vie sentimentale?
Non, car je suis amoureuse, j'assume la situation et je ne peux rien y changer. Je ne veux pas me battre contre le monde extérieur, je m'accroche à une intimité réconfortante et merveilleuse, aussi merveilleuse que le reste est parfois cruel. Je me dédouble. Mon guitariste, Thao, qui vient tous les jours travailler avec moi, m'a dit qu'il n'avait jamais constaté un tel contraste entre ma vie telle qu'elle est et celle que les gens imaginent.
Oui. Je m'en explique. Je vis avec un homme qui aime mon enfant sans en être le père. C'est une bénédiction et toutes les femmes dans mon cas me comprendront. A Pétra, après quarante-cinq minutes de marche, j'étais épuisée à force de porter mon fils; Nicolas l'a pris sur ses épaules, et j'ai apprécié ce geste sans réfléchir. Quand j'ai vu les photographes qui étaient là, j'ai dit à mon fils de se cacher le visage, parce que je pensais qu'il valait mieux qu'il ne soit pas reconnaissable sur les clichés. Mon erreur a été de ne pas prendre la mesure de ce qui allait arriver, de ne pas réagir assez vite lorsque j'ai vu les 600 photographes réunis soudainement. Quelques secondes ont suffi. Mon erreur la plus grande, bien sûr, a été d'emmener mon fils dans cette visite à Pétra. Cela a donné une image choquante, violente, obscène, qui m'a procuré de la honte en tant que mère. Ce n'est pas l'erreur de Nicolas, c'est la mienne.
Parce que tout ce qui n'est pas caché est considéré comme "mis en scène". J'avais envie d'épouser l'homme que j'aime au moment que nous avions choisi. Peu importe le décorum, ce fut un vrai mariage, un mariage à nous. Nous nous sommes dit oui, tout était ensoleillé. Le lendemain, nous avons hésité à sortir à cause des photographes, mais il faisait beau... Mon voyage de noces fut une promenade de vingt minutes dans le parc du château de Versailles... Merveilleux voyage de noces tout de même.
Les médias ne m'ont rien volé du tout. Très jeune, j'ai appris une chose: l'endroit d'où parlent les médias n'est pas celui où je suis. Ce qui ressort dans les médias et ce que je vis sont deux choses distinctes. Le résultat d'une exposition médiatique est toujours imprécis et souvent inexact, ce n'est pas très grave. Ce qui est grave, on le sait, serait que les médias ne soient pas libres. Dans notre pays, ils le sont, et c'est tant mieux. En arrivant à Pétra et en découvrant soudainement, au détour de la dernière gorge, les photographes et les cameramen, j'ai compris que, si on les empêchait de travailler, il serait dit que Nicolas se comportait de façon dictatoriale.
La plainte justifiée de mon mari n'est pas contre un organe de presse, bien sûr, mais contre les "nouveaux moyens de désinformation". Internet peut être la pire et la meilleure des choses. A travers son site Internet, Le Nouvel Observateur a fait son entrée dans la presse people. Si ce genre de sites avait existé pendant la guerre, qu'en aurait-il été des dénonciations de juifs?
Je l'aborde à peine, je n'ai rien calculé, je n'ai rien prévu. Je ne me suis jamais mariée avant. Je suis de culture italienne et je n'aimerais pas divorcer... Je suis donc la première dame jusqu'à la fin du mandat de mon mari, et son épouse jusqu'à la mort. Je sais bien que la vie peut réserver des surprises, mais c'est là mon souhait.
Vous qui ne vous êtes jamais mariée, vous n'avez pas hésité...
Je n'ai pas hésité. J'ai tout de suite eu envie de l'épouser. Il me semble qu'avec lui, rien de grave ne peut arriver. Nicolas n'est pas accroché à son pouvoir et c'est ce qui le rend courageux. J'aime être avec lui plus que tout. Auprès de lui a disparu une inquiétude que je ressentais depuis mon enfance. On me dit que tout cela est trop rapide. C'est faux: entre Nicolas et moi, ce ne fut pas rapide, ce fut immédiat. Donc, pour nous, ce fut en somme assez lent. Je sais bien que l'on ne devrait pas se marier dans l'instant et que, de plus, nous sommes exposés à la face du monde. Mais les amoureux, on le sait, ont leur propre temps. Le nôtre est up tempo.
Je suis assez travailleuse, je ne suis pas particulièrement courageuse. Je ne cherche pas à installer de style particulier. Nicolas est courageux pour deux, il est très protecteur, très paternel. J'aime l'aventure. Or, c'est une grande aventure que d'accompagner un homme qui dirige la France. Ce serait dommage de ne pas la partager avec lui. Je voudrais, en premier lieu, écouter Nicolas, écouter les gens, écouter tous ceux qui savent, car je ne sais rien. J'aime comprendre, j'aime découvrir ce monde et observer le métier de mon mari. J'aime aussi observer les réactions que son action suscite chez les gens, ainsi que dans les médias. J'aime suivre tout ce qui se passe, j'aime lire tout ce qui s'écrit, même lorsque cela me fait mal. Je ne sais pas encore ce que je peux faire en tant que première dame, mais je sais comment je veux le faire: sérieusement.
Mais vous avez un disque à finir...
Oui, je suis en plein travail en ce moment et je tiens énormément à ce disque. J'ai pris l'engagement de le faire.
Y aura-t-il une tournée?
Il n'y avait pas de tournée vraiment prévue, comme pour mes deux disques précédents. Il y avait quelques dates en option pour chanter à Paris. Cela me semble un peu compromis maintenant.
Et pour la promotion du disque?
J'essaie de me concentrer pour que ce disque soit aussi bon que possible, c'est tout ce que je peux faire. Et je sais qu'il sera aussi reçu en fonction des circonstances et de mon nouveau statut.
Votre vie privée ne vous a-t-elle pas empêchée d'écrire et de composer comme vous le vouliez?
Non, cela m'a galvanisée, au contraire, c'est sans doute parce que je suis amoureuse. Cela donne une ferveur et une matière à l'écriture. Il y a des chansons qui sont instantanées, d'autres plus laborieuses. Quand on est amoureux, elles sont souvent instantanées, pas forcément dans ce qu'elles racontent, mais surtout dans l'élan qui les porte.
Ce disque va vous rapporter de l'argent...
Je ne sais pas si ce disque aura du succès, mais je sais que je n'accumulerai pas les privilèges. Ma vie en est pleine depuis longtemps. Etre l'épouse du président est un privilège énorme. Votre vie est prise en charge et tout le monde s'occupe de vous. J'appartiens à une famille favorisée, j'ai exercé deux métiers privilégiés, mon premier disque a été un succès inespéré. Il est normal que ma maison de disques, mon agent, mon producteur soient payés. Pour le reste, j'ai toujours eu de la chance et je me suis toujours sentie concernée par les malheurs qui m'ont été épargnés. Je donnerai l'intégralité des royalties de ce disque. Je ne sais pas encore à quelle cause, mais il y a l'embarras du choix, car la souffrance est partout. Je travaille depuis que j'ai dix-huit ans et j'aime gagner ma vie, même si je n'ai jamais été dans le besoin. Mais je ne veux pas accumuler les privilèges.
Suspendrez-vous votre carrière de chanteuse après ce prochain disque?
Je ne me priverai pas d'écrire et de composer, mais, jusqu'à la fin du mandat de mon mari, je n'enregistrerai sans doute pas d'autre disque. Ensuite, je verrai bien.
Vivrez-vous à l'Elysée?
L'appartement de l'Elysée est humain, c'est un cocon. Le président aime être chez moi et j'aime être là-bas, nous garderons donc nos vies telles quelles, ici et là-bas à la fois.
A l'Elysée, sentez-vous la pesanteur de la République?
C'est un endroit magique posé sur un parc merveilleux à quelques pas de l'Etoile, avec une multitude de gens aimables et professionnels qui prennent soin de vous. Si c'est cela, la pesanteur de la République, ce n'est pas trop insupportable... C'est une pesanteur qui allège la vie. Je ressens parfois de la culpabilité, car, si Nicolas a besoin d'être ainsi entouré pour mieux travailler, moi pas.
Par votre mariage, vous allez devenir française...
Comme l'était ma grand-mère maternelle, née Melle Renée Planche, à Saint-Etienne. Je change de passeport, mais je ne change pas d'identité. Après tout, je suis européenne et je crois en l'Europe. Je suis née dans la région du Piémont, je viens du Nord tout contre votre Sud. Je suis piémontaise ou savoyarde, en somme. Nous partageons les mêmes montagnes. La langue française est une langue de poésie et de musique que je chéris depuis mon enfance. Mes poètes préférés sont les poètes français; même si j'aime Pavese, Leopardi, Dante, Pessoa, Pasolini, Yeats, Dickinson, Auden, Neruda, Goethe, Shakespeare, j'adore encore plus Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, Eluard, Char, Aragon et Nerval. Nerval, c'est la beauté folle!
Y a-t-il des figures politiques que vous admirez?
Je ne connais pas assez ce sujet pour dire autre chose que des évidences: Charles de Gaulle pour son action pendant la guerre, François Mitterrand pour avoir supprimé la peine de mort, Winston Churchill pour son courage et son humour, Kennedy... Ce qui suscite mon admiration, c'est l'agapê des hommes publics, par exemple Nelson Mandela, leur capacité à s'engager pour les autres. Et j'admire aussi Nicolas.
A l'écolière italienne que vous étiez apprenait-on que Napoléon était un affreux tyran?
Non, on m'apprenait que c'était un Italien qui s'était trompé de pays!
Votre premier voyage officiel aura-t-il lieu à Londres?
Sans doute.
Vous rencontrerez la reine...
Grisant...
Avez-vous peur du protocole, des circonstances solennelles?
J'ai toujours un peu peur des choses que je ne connais pas, mais je suis aussi curieuse des us et des coutumes. Les nouveautés, avec ou sans protocole, me fascinent, je suis curieuse des gens, curieuse des choses à vivre, j'aime accumuler les souvenirs, c'est ainsi que j'écris des chansons.
Vous avez exprimé des opinions au cours de votre carrière, jusqu'à vos commentaires sur les tests ADN pour les immigrés, qui vous ont classée "à gauche": allez-vous changer d'opinions pour coller à celles de votre mari?
Je n'ai pas changé d'avis sur les tests ADN, mais on peut parler avec Nicolas, qui aime la discussion et la contradiction. C'est le contraire d'un homme figé. Ce n'est pas l'idée que je me faisais d'un président de la République, que j'imaginais comme un bloc de certitudes.
Il ne correspond pas à l'image que vous aviez de lui avant de le connaître?
Je ne me faisais pas vraiment une idée précise de lui en tant qu'homme. Je pressentais simplement une forme de courage et d'énergie. J'ai découvert sa souplesse d'esprit, qui vient peut-être du fait qu'il est sûr de son identité, de ses valeurs. C'est pourquoi il est capable de changer d'avis. Moins on sait qui on est, plus on est dogmatique et sectaire. Je n'aurais pas épousé un homme qui ne me laisserait pas penser librement, parler librement, être qui je suis. Non seulement il me laisse libre, mais il m'encourage. Et, alors que je suis une instinctive, que je dis des choses plus ressenties que réfléchies, il me prête tout de même une grande attention. En tant que femme, cette attention est l'une des choses qui m'ont le plus séduite en lui. Car, à la place qu'il occupe, il pourrait en être autrement. C'est un homme mouvant, qui n'aime qu'avancer, la vie auprès de lui va toujours quelque part, elle sera sans doute encore plus belle après son mandat. C'est un homme singulier, irréductible à son image.
Qu'entendez-vous par là?
Il est tolérant, capable de perdre et même de se tromper, ce qu'il sait reconnaître.
Il aime se faire provocateur, tout de même...
Sans doute. Ce qui est sûr, c'est qu'il n'est pas conventionnel. C'est un point qu'il partage avec François Mitterrand. Et il est incorruptible, ce qu'il a en commun avec Pierre Mendès France.
Même si la conjoncture économique et la crise du pouvoir d'achat ont une grande part dans la baisse de la popularité du président, les analystes expliquent que votre présence à son côté n'y est pas non plus étrangère, perturbant une partie de l'opinion. Comment réagissez-vous?
Je ne pense pas que le bonheur d'un homme nuise à son efficacité; j'espère donner du bonheur à Nicolas. Je pense que c'est l'exhibition de ce bonheur en tant que président qui nuit à son image. Nous avons donné ensemble, et je le regrette, l'impression d'une vie presque normale, avec des loisirs. Ce n'était que quelques heures de vacances, mais elles ont duré des semaines et des mois en image. Les gens considèrent, à juste titre, que le travail d'un président doit s'effectuer vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Je vous confirme qu'il en est ainsi. Il a pourtant besoin d'une part, même minuscule, de vie normale, comme nous tous. Ce qui est saisissant pour moi, qui vois tout ça de près, c'est le contraste entre le peu de temps libre dont il dispose et l'impression scandaleuse que cela provoque. C'est ainsi que des journaux "sérieux" me confondent avec le pouvoir d'achat...
Votre personnalité, votre notoriété, votre parcours ne sont pas anodins et ne peuvent laisser l'opinion indifférente...
Je comprends que l'on s'inquiète de ce que je suis, surtout avec les portraits souvent fantasques et parfois terribles que l'on a fait de moi. Mais je veux rassurer les Français. J'ai 40 ans, je suis normale, sérieuse, consciente, simple, même si je suis privilégiée. Je suis honnête, je suis la mère d'un petit garçon, j'écris des chansons et je suis l'épouse de leur président depuis bientôt deux semaines. Tout ce que j'ai vécu, je le revivrais de la même manière; comme le dit la chanson: "Je ne regrette rien". J'ai beaucoup aimé être mannequin, j'adore être chanteuse, c'est un métier de merveille, c'est une caresse. Le métier de mon mari est un coup de poing. Je suis fière d'avoir travaillé, existé, comme je suis fière d'avoir épousé Nicolas. Je suis aussi fière et heureuse d'être première dame de France. Je ferai de mon mieux.Mise au point
Carla Bruni a tenu à réagir immédiatement, en faisant parvenir à Christophe Barbier le texte suivant:
"Dans l'édition d'aujourd'hui, 13 février 2008, L'Express me consacre une longue interview, au cours de laquelle j'ai comparé, à tort, les méthodes employées dans les sites Internet avec celles employées par la presse collaborationiste. Si j'ai pu blesser quelqu'un, j'en suis extrêmement désolée. J'ai juste voulu dire tout le mal que je pense de ces attaques ad hominem, qui dégradent l'information. Et le danger potentiel qu'elles représentent."
Ce sont des femmes que je respecte. Cependant, tout comme Nicolas ne ressemble pas à ses prédécesseurs, j'aimerais, moi aussi, tout en respectant la dignité de la fonction, garder ma personnalité.
02 février 2008
Nicolas Sarkozy et Carla Bruni se sont mariés samedi matin à l'Elysée
source: le monde (avec AFP)
le président de la République Nicolas Sarkozy et sa compagne Carla Bruni à l'Elysée, samedi 2 février. "La mariage a eu lieu à 11 heures en présence des parents, des proches et des invités, a-t-il raconté. La mariée était en blanc et le président en costume cravate comme il se doit dans n'importe quel mariage civil". "Il y a eu un échange d'alliances et la traditionnelle bise. Il n'y a rien d'exceptionnel, si ce n'est que ça s'est passé au premier étage de l'Elysée", a-t-il insisté.Informé "depuis une dizaine de jours" de la date du mariage présidentiel, le maire du 8e s'était présenté seul samedi à l'Elysée pour cette cérémonie. "J'ai procédé comme d'habitude sauf que, exceptionnellement, je n'avais pas de lecteur ou de lectrice. C'est moi qui ai lu la totalité des articles qui rappellent les obligations respectives des époux, les documents d'état-civil des mariés et les témoins", a-t-il expliqué, refusant de révéler le nom des témoins.
TROISIÈME MARIAGE POUR M. SARKOZY
Le maire était "au courant depuis un certain temps" du mariage, "parce qu'il a fallu remplir les documents que la loi exige". "C'est le dossier habituel, y compris le certificat prénuptial. Tous les documents sont conformes à la réglementation et je m'en suis personnellement assuré", a-t-il ajouté. "Je n'ai pas été choisi, le président de la République étant domicilié 55 rue du Faubourg Saint Honoré et étant électeur dans le 8e, il était normal que ce soit le maire de son domicile qui procède au mariage", a-t-il souligné précisant que "historiquement, c'est la première fois dans l'histoire de la République qu'un président se marie en cours d'exercice. C'est une première (...) un président qui se marie au Palais de l'Elysée", a-t-il souligné.
Il s'agit du troisième mariage du président, qui a été le premier divorcé élu à l'Elysée. Il a eu deux enfants de son premier mariage et un fils avec son ex-épouse Cécilia Ciganer-Albeniz, dont il a divorcé en octobre, après onze ans de mariage, devenant là encore le premier chef d'Etat à divorcer en fonctions. De son côté, Carla Bruni, 40 ans, a eu un fils, Aurélien, aujourd'hui âgé de 6 ans, avec le professeur de philosophie Raphaël Enthoven. Fille d'un riche industriel italien, elle s'est reconvertie avec succès dans la chanson après avoir mené une carrière internationale de mannequin pendant les années 1990.
M. Sarkozy, 53 ans, s'était affiché depuis décembre en compagnie de Carla Bruni, l'emmenant par deux fois pour des vacances très médiatisées, en Egypte puis en Jordanie. Et lors de sa conférence de presse de rentrée le 8 janvier, le chef de l'Etat avait affirmé qu'"avec Carla, c'est du sérieux", assurant même aux journalistes qu'il y avait toutes les chances pour qu'ils "n'apprennent [un mariage] que le lendemain". Depuis lors, des rumeurs de mariage circulaient. L'Est Républicain avait annoncé que l'union avait eu lieu le 10 janvier. Le Journal du Dimanche l'avait annoncée pour le 9 février. Finalement, c'est la radio RTL qui a la première révélé l'information samedi à la mi-journée, citant "des témoins".
06 janvier 2008
Sarkozy-Bruni : visite en couple à Pétra
| source: lci | ||||||||||||||||||||||
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Ils se sont arrêtés quelques minutes devant les flashes des photographes avant que la sécurité jordanienne éloigne la presse. Nicolas Sarkozy, Carla Bruni et le fils de sa compagne se sont rendus samedi sur le site historique de Pétra où ils ont visité les ruines de la cité nabatéenne. Des gardes royaux, certains montés à cheval, ou accompagnés de chiens policiers, avaient été déployés à cette occasion. Des centaines de touristes en majorité américains, français et d'autres nationalités européennes ont été pris de court et regardaient avec étonnement ce déploiement policier, parmi les chameaux transportant des touristes vers le site du Trésor, datant au 1er siècle après J-C. Sur ce site le plus prestigieux des ruines classées au Patrimoine mondial de l'nesco, deux soldats en tenue nabatéenne montaient la garde. Nicolas Sarkozy était arrivé vendredi dans la station balnéaire d'Aqaba où il est l'invité du roi Abdallah II dans sa résidence. Le président et sa compagne ont gagné samedi Pétra en hélicoptère depuis Aqaba. Il s'était rendu fin décembre en Egypte où il avait passé cinq jours de vacances avec Carla Bruni, avant d'effectuer une visite officielle d'un jour au Caire. L'idylle de l'ex-top model et chanteuse avec le président français a été révélée vers la mi-décembre par des photos prises à la faveur d'une visite du couple au parc d'attractions Disneyland, dans la banlieue de Paris. | ||||||||||||||||||||||
28 décembre 2007
Le couple Sarkozy-Bruni au bord de la mer Rouge
| source: lci.fr (photo: AFP) | ||||||||||||||||||||||
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C'est une nouvelle fois dans un jet privé, appartenant à l'homme d'affaires Vincent Bolloré, que Nicolas Sarkozy et sa compagne Carla Bruni sont arrivés jeudi en début de soirée à Charm el-Cheikh. Les mesures de sécurité avaient été renforcées avant l'arrivée du chef de l'Etat français et de ses proches dans cette grande cité balnéaire au bord de la mer Rouge.
L'utilisation de l'avion du milliardaire, un ami du président - qui lui avait déjà offert voyage et séjour sur son yacht juste après sa victoire à la présidentielle - a déclenché une nouvelle polémique en France, l'opposition s'interrogeant sur les "contreparties" que pourrait en attendre Vincent Bolloré (lire notre article).
Dernière visite à la Vallée des Reines avant Charm el-Cheikh
Venant de Louxor, où ils étaient arrivés mardi, Nicolas Sarkozy et ses proches seront rejoints à Charm el-Cheikh par le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner. La luxueuse villa où ils résideront est située dans une vaste bande littorale, propriété du cheikh d'Abou Dhabi, et aura un accès direct à la mer.
Avant de quitter Louxor, Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ont profité de leur dernière matinée dans l'ancienne capitale de l'Egypte pharaonique pour visiter la Vallée des Reines, site des sépultures des épouses de pharaons, après avoir parcouru celle des Rois mercredi. Le président de la République, en chemise kaki, s'est une fois de plus prêté facilement au jeu des photos avec les touristes, acceptant même de poser avec Carla Bruni, chemisette noire près du corps, pour des Egyptiens travaillant sur le site archéologique. Ses vacances achevées, Nicolas Sarkozy entamera le 30 décembre au matin une visite officielle au Caire, où il sera reçu par le président Hosni Moubarak. Il regagnera ensuite Paris le 31 décembre pour présenter ses premiers voeux de Nouvel an aux Français.
27 décembre 2007
La "virée people" de Nicolas Sarkozy à Louxor suscite des réactions peu amènes en Europe
source: le monde
Les photos de Nicolas Sarkozy et de Carla Bruni à Louxor (Haute-Egypte) ont fait, mercredi 26 décembre, le tour du monde. Aux Etats-Unis, elles ont été reprises par les journaux accompagnées d'une courte synthèse dans la page people. C'est surtout en Europe que les commentateurs politiques s'y sont intéressés, s'interrogeant, souvent de façon peu amène, sur le nouveau style de la présidence française.
Ainsi, en Italie, le quotidien La Repubblica, sous la plume de Bernardo Valli, se demande, jeudi 27 décembre, si, "à la veille de son cinquantième anniversaire, la Ve République n'a pas changé de visage", si "son sixième président, actuellement en fonction, n'est pas en train d'en écrire l'épitaphe". L'éditorialiste décrit "sur le trône de De Gaulle, un président en manches de chemise, avec la chemise déboutonnée et les lunettes de soleil d'Alain Delon, qui reçoit ses ministres les pieds sur la table et tutoie (presque) tout le monde".
"CELA TOURNE VITE AU VULGAIRE"
L'autre grand quotidien, Il Corriere della Sera, consacre sur deux pages un reportage très illustré et plutôt ironique aux "deux fiancés". En Espagne, où M. Sarkozy est bien en cour et suscite depuis sa campagne présidentielle une curiosité bienveillante, même les journaux conservateurs El Mundo et ABC s'étendent sur le coût du séjour et le rôle de Vincent Bolloré, après le prêt de son yacht à Malte.
C'est en Allemagne que les commentaires sont les plus durs, confirmant la difficulté outre-Rhin à s'habituer à un président de la République française dont les comportements désarçonnent les Allemands, qui ont toujours eu le sentiment qu'il ne les portait pas dans son cœur. A l'unisson, la presse accuse le chef d'Etat de chercher une fois encore à se mettre en scène, souvent au préjudice de sa fonction. "Au lieu de se démener, comme le reste de la classe politique du pays, sur le pouvoir d'achat, les retraites ou les délocalisations, il s'en va le week-end à Disneyland", note le magazine de droite Focus dans son édition en ligne, qui décrit un président à la recherche de "trophées".
"Ehonté, irritant, narcissique", s'agaçait la Süddeutsche Zeitung dès le 21 décembre : "Ses prédécesseurs aussi aimaient le luxe. Chez Sarkozy, cependant, cela tourne vite au vulgaire." "Les Français ne peuvent que constater à quel point ce nouveau Napoléon est imprévisible", conclut le Berliner Zeitung du 24 décembre.
En Belgique, tous les titres, francophones et néerlandophones, plaçaient en "une", mercredi, les photos de Louxor. Une "virée people" selon Le Soir, pour lequel "Sarko termine 2007 sûr de lui, arrogant, espérant mettre un voile sur ses premiers vrais déboires".
Aux Pays-Bas, le quotidien de référence NRC-Handelsblad s'interrogeait, jeudi, sur "ce qui se déroule vraiment à l'Elysée, où l'on semble tourner un remake de Louis de Funès".
Peut-être par trop habituée aux controverses entourant les voyages privés de l'ancien premier ministre Tony Blair, la presse britannique, qui avait fait ses choux gras de l'officialisation de la nouvelle liaison présidentielle au parc Disneyland, s'est faite plus discrète. "Kozy et sa copine sur les rives du Nil", titrait le tabloïd The Sun. Dimanche, The Independent ironisait sur un "Sarkozy qui a réinventé la présidence de la France à l'époque du star-system". M. Sarkozy est "le candidat unique d'un studio de 'Loft Story' appelé Elysée, une star de soap opera", écrivait le journal.
26 décembre 2007
Un président dans la vallée des Rois
| source:lci.fr | ||||||||||||||||||||||
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Au deuxième jour de son séjour privé dans la région de Louxor, en Egypte, le président Nicolas Sarkozy a visité mercredi la vallée des Rois, qui abrite les tombes de nombreux pharaons du Nouvel Empire. Le cortège d'une trentaine de voitures du chef de l'Etat français, accompagné de sa nouvelle amie, la chanteuse et ancien mannequin Carla Bruni, a traversé Louxor avant de gagner la vallée formée d'une faille dans la chaîne libyque. Le couple est arrivé sur le site main dans la main, lunettes de soleil sur le nez et en tenue sport, chemise à carreaux et jean pour le président, longue chemise blanche sur un ensemble noir pour l'ex-top modèle. Arrivé mardi, jour de Noël, Nicolas Sarkozy est descendu au Old Winter Palace, un hôtel de style victorien situé en bordure de la rive est du Nil. Après Louxor, le président devrait se rendre à Charm el-Cheikh, cité balnéaire du bord de la mer Rouge. Selon le Canard enchaîné, paru mercredi, il sera hébergé dans une villa appartenant au cheikh d'Abou Dhabi. Il y sera rejoint, en principe, par le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, assure Le Figaro. Ses vacances achevées, Nicolas Sarkozy entamera le 30 décembre au matin une visite officielle au Caire, où il sera reçu par le président Hosni Moubarak. Il regagnera ensuite Paris le 31 décembre pour présenter ses voeux de Nouvel an aux Français. | ||||||||||||||||||||||
25 décembre 2007
Nicolas Sarkozy et Carla Bruni sur les bords du Nil
source: lci.fr (photo: AFP)
Le chef de l'Etat et la chanteuse ont fait leur entrée main dans la main, mardi après-midi, dans le palace de Louxor où ils débutent leur séjour égyptien. Peu auparavant, ils étaient arrivés en Egypte à bord d'un jet privé prêté par l'homme d'affaires Vincent Bolloré. Nicolas Sarkozy et l'ex-mannequin et chanteuse Carla Bruni sont arrivés mardi, en début d'après-midi, main dans la main au Old Winter Palace, un hôtel de luxe de Louxor. Tous deux débutaient ainsi leur séjour privé en Egypte. Avant de s'engouffrer dans l'hôtel, le président, costume sombre et chemise blanche, a salué des touristes d'un signe de la main. Auparavant, c'est à bord d'un Falcon 900 immatriculé F-HBOL, propriété de son ami l'homme d'affaires Vincent Bolloré, qui lui avait déjà prêté un avion et un yacht pour une escapade sur l'île de Malte juste après son élection en mai, que le chef de l'Etat était arrivé sur le sol égyptien. Un convoi de 16 voitures quitte l'aéroport Outre Nicolas Sarkozy, accompagné de Carla Bruni, neuf autres personnes se trouvaient à bord - probablement un de ses fils et sa fiancée ainsi, sans doute, que la mère de Nicolas Sarkozy. Pour éviter une sortie publique, un convoi attendait le président et ses accompagnateurs sur le tarmac de l'aéroport de Louxor. Le convoi, composé de 16 voitures, dont une Mercedes noire aux vitres teintées, a ensuite emprunté une sortie annexe de l'aéroport, placé sous haute surveillance. Direction : le Old Winter Palace. Tout était déjà prévu pour les accueillir dans cet hôtel de légende en bordure de la rive-est du Nil - un palace de la fin du XIXe siècle de style victorien, au superbe jardin exotique, aujourd'hui géré par le groupe français Accor. Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ont été photographiés ensemble pour la première fois le 15 décembre au parc d'attractions Disneyland Paris, certains y voyant un moyen opportun de faire oublier une visite très controversée à Paris du leader libyen Mouammar Kadhafi. Jusqu'ici classée à gauche, Carla Bruni Tedeschi, de nationalité italienne, avait affirmé lors de la dernière campagne présidentielle sa préférence pour Ségolène Royal.
16 décembre 2007
Carla Bruni dans la vie de Sarkozy ?
source: lci.frCarla Bruni dans la vie de Sarkozy ? |
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Nicolas Sarkozy aurait une nouvelle femme dans sa vie. Selon le site Internet de L'Express, qui reprend la Une du magazine Point de vue de mercredi prochain, le chef de l'Etat a été vu ce week-end en compagnie de la chanteuse Carla Bruni à Disneyland Paris. Le couple s'est promené samedi dans le parc d'attractions sous les flashs des photographes. Selon L'Express, Nicolas Sarkozy était souriant, détendu, "très à l'aise sur cette série de clichés". Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L'Express, a déclaré dimanche sur LCI que Carla Bruni, "une amie", lui avait confirmé en personne sa relation avec le président de la République (voir la vidéo). De son côté, l'Elysée s'est refusé dimanche à tout commentaire. Mercredi prochain, sous le titre "Carla Bruni, la dame de coeur du président", le magazine Point de vue publiera donc une série de photos montrant le chef de l'Etat, 52 ans, se promenant le 15 décembre à Disneyland Paris en compagnie de Carla Bruni, qui aura 39 ans le 23 décembre. Même chose quelques jours plus tard pour Paris Match et Closer. Il s'agit des premières photos du couple, alors que les photographes étaient à leur recherche depuis plusieurs semaines. La semaine dernière, Nicolas Sarkozy et Carla Bruni, accompagnés de la mère de la chanteuse, avaient déjà été aperçus dans les jardins du château de Versailles. Ils se seraient rencontrés lors d'un dîner chez le publicitaire Jacques Séguéla. | ||||||||||||||||||||||
30 novembre 2007
La fiancée chinoise de Nicolas Sarkozy...
source: MSN.fr
Au cours de sa visite officielle en Chine en début de semaine, le président français a été très officiellement demandé en mariage par une Chinoise, un ancien mannequin très célèbre dans son pays. Depuis quelques jours, les déclarations d'amour en public, et sans langue de bois, se succèdent. Cette fiancée chinoise vient d'une tribu matriarcale où les femmes choisissent leur mari.
"Je sais qu'il avait une femme qui ne l'aidait pas du tout, je trouve que je lui conviens beaucoup mieux" : c'est sans détour que depuis quelques jours, une Chinoise multiplie les déclarations d'amour pour le président français. "Na Mou", ancien mannequin, chanteuse et danseuse très célèbre dans son pays, n'a pas réussi à rencontrer Nicolas Sarkozy lors de son voyage officiel en Chine en début de semaine. Mais elle ne désespère pas de l'épouser un jour. Elle l'a d'ailleurs très officiellement demandé en mariage.
Car dans sa tribu d'origine, originaire des contreforts du Tibet, les femmes choisissent elles-mêmes leur mari, dans un système matriarcale où les hommes n'ont pas leur mot à dire. Par ailleurs, "Na Mou" a de très bons arguments pour convaincre Nicolas Sarkozy, notamment lorsqu'elle se compare à la précédente épouse du chef de l'Etat français. "Dans les affaires diplomatiques, c'est important l'épouse. Je trouve qu'il a spécialement besoin d'une fille comme moi pour l'accompagner, qui lui apporte du romantisme, qui chante pour lui, qui danse pour lui" explique "Na Mou". Et sa passion pour Nicolas Sarkozy n'est pas nouvelle, cela fait plusieurs années qu'elle suit le président français...
19 octobre 2007
la rupture
source: AFP
Cecilia juge que "ce n'était plus possible", Nicolas Sarkozy refuse de commenter son divorce
Dans un entretien à L'Est républicain vendredi, Cécilia Sarkozy affirme avoir "tout essayé" avec son ex-mari pour relancer leur couple mais que ce n'était "plus possible".
Elle confesse aussi avoir "rencontré quelqu'un" en 2005, être "tombée amoureuse", puis être "partie" du foyer conjugal avant d'être "rentrée à la maison il y a un an" pour "essayer de reconstruire quelque chose", mais sans y parvenir.
Le président français Nicolas Sarkozy a refusé vendredi de commenter son divorce avec son épouse Cécilia, annoncé officiellement jeudi, affirmant vouloir se concentrer sur la recherche de solutions aux "problèmes" des Français.
"Mon état d'esprit est très simple. J'ai été élu par les Français pour apporter des solutions à leurs problèmes, par pour commenter ma vie privée", a-t-il affirmé en réponse à une question lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet européen de Lisbonne.
"J'aurais tellement aimé qu'un grand journal comme Le Monde puisse se passionner pour l'Europe plutôt que pour ma vie privée, mais après tout c'est sûrement de ça qu'on doit être flatté.. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise?" a répondu le chef de l'Etat au journaliste du Monde qui l'interrogeait.
"Les Français m'ont élu pour une chose, travailler, travailler et encore travailler. Les Français ne me demandent aucun commentaire, ça les intéresse sûrement moins que vous, ils ont raison", a poursuivi M. Sarkozy.
"Et peut-être également qu'ils ont plus de pudeur et plus de discrétion, et un poil d'élégance en plus", a-t-il conclu.
C'est par un communiqué lapidaire de 15 mots que le couple présidentiel a officialisé jeudi ce qui faisait presque régulièrement la Une des médias. "Cécilia et Nicolas Sarkozy annoncent leur séparation par consentement mutuel. Ils ne feront aucun commentaire", annonçait à 13H20 un communiqué de l'Elysée. Environ deux heures plus tard, le porte-parole de l'Elysée David Martinon annonçait que, selon un nouveau communiqué, le couple
présidentiel avait "divorcé par consentement mutuel".
Leur avocat commun, Me Michèle Cahen, explique dans un entretien au Parisien publié vendredi que "le divorce de Cécilia et Nicolas Sarkozy a été prononcé lundi 15 octobre devant la présidente des juges aux affaires familiales de Nanterre, Mme Choubrac". "Ils se sont tous les deux présentés au tribunal, en ma présence, et ont réitéré devant la magistrate leur volonté de se séparer. Le divorce est donc acté", précise-t-elle.
Cette annonce par étapes du divorce du couple présidentiel est survenue alors que le président vivait sa première épreuve de force sur le terrain social, avec une grève nationale sur les régimes spéciaux de retraite.
Le Parti socialiste de son côté s'est demandé si le fait que l'Elysée ait "choisi ce jeudi, jour de forte mobilisation sociale", pour annoncer la nouvelle, était bien une "simple coïncidence".
Isabelle Balkany, proche du couple, a donné sa version de la valse
© AFP | ||||
hésitation jeudi pour l'annonce officielle de leur divorce. "Ma lecture, et elle est tout à fait personnelle, c'est qu'effectivement le président considère que rien n'est inéluctable hormis la mort. Donc il a toujours eu un espoir jusqu'au moment du communiqué et je dirais qu'il a souhaité le communiqué le plus +soft+ possible", a déclaré Mme Balkany sur RTL.
"Elle (Cécilia Sarkozy) a souhaité vraiment annoncer la rupture, elle a souhaité quelque chose de plus net, oui", a ajouté Mme Balkany, proche du couple Sarkozy depuis 20 ans.
Premier divorcé élu à l'Elysée, Nicolas Sarkozy, 52 ans, est donc également le premier chef d'Etat français à divorcer pendant son mandat. Mariés depuis 1996, le couple a un fils, Louis, agé de 10 ans, qui résidera "de façon habituelle" chez sa mère et "gardera des contacts très étroits avec son père", a précisé Me Cahen, interrogée sur RTL.
Le couple offrait l'image d'une famille recomposée, avec leurs enfants Judith et Jeanne-Marie, nées d'une première union
© AFP | ||||
de Cécilia avec l'animateur Jacques Martin, et Pierre et Jean, issus du premier mariage de Nicolas Sarkozy. Le président et son épouse, 49 ans, s'étaient déjà séparés en 2005, avant de se retrouver un an plus tard.
Après avoir été très présente à ses côtés dans la vie politique - elle fut notamment sa chef de cabinet à l'UMP - Cécilia Sarkozy s'était mise en retrait, n'apparaissant quasiment pas en public pendant la campagne présidentielle. Mais on lui prêtait une influence importante dans l'ombre.
Le président, qui n'a jamais fait mystère de l'importance de son épouse à ses yeux et qui multipliait publiquement hommages et attentions, avait affirmé pendant la campagne et depuis son élection que son épouse "aurait un rôle", encore à définir, auprès de lui à la présidence. Le couple ne s'était toutefois pas installé à l'Elysée et Mme Sarkozy n'avait fait que très peu d'apparitions officielles.
Elle était en revanche intervenue de façon aussi spectaculaire qu'inattendue dans le
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dossier des infirmières bulgares détenues en Libye, faisant deux fois le voyage de Tripoli comme "émissaire personnel" de son époux et raccompagnant les infirmières à Sofia dans un avion officiel français.
Ses absences répétées alimentaient les rumeurs. Cet été, en vacances aux Etats-Unis, elle avait renoncé au dernier moment à un déjeuner chez le président George Bush, officiellement pour cause "d'angine blanche", avant d'être photographiée le lendemain faisant du shopping.
Mais Cécilia n'était plus apparue en public depuis le 2 0 septembre, jour des obsèques de Jacques Martin. Un proche de Nicolas Sarkozy, le député Patrick Balkany, a expliqué après ces annonces que Cécilia "ne souhaitait plus participer à la vie du président, à la vie publique". "C'était quelque chose d'inéluctable", a-t-il ajouté. Du côté de l'opinion publique, 79% des Français considèrent ce divorce comme un événement "peu ou pas du tout important" pour la vie politique, 18% étant d'un avis contraire, selon un sondage de l'Institut CSA pour Le Parisien.

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