24 avril 2007
Fillon promet "un gouvernement au-delà du centre"
source: lci
S'il est élu, Sarkozy formera un "gouvernement très ouvert (...) sur la société civile et les minorités visibles", affirme son conseiller politique.
Selon lui, de nombreuses propositions du candidat UMP "répondent aux préoccupations des électeurs de l'UDF ou de la gauche".
Alors que Nicolas Sarkozy a refusé lundi soir, lors de son premier meeting de second tour à Dijon, de "tout marchandage" préférant l'"ouverture d'esprit" à "l'ouverture partisane", son conseiller politique va plus loin. François Fillon promet, dans le Figaro que "Nicolas Sarkozy constituera, s'il est élu, un gouvernement très ouvert, y compris au-delà du centre, sur la société civile et les minorités visibles. Ce sera une vraie nouveauté dans la vie politique française".
Il estime que nombre de propositions de Nicolas Sarkozy "répondent aux préoccupations des électeurs de l'UDF ou de la gauche" comme la modernisation de la démocratie avec "un renforcement du rôle de contrôle du parlement", mais rejette l'idée -défendue par François Bayrou- d'une dose de proportionnelle pour élire les députés.
François Fillon a en outre déclaré lundi sur France 2 être prêt à dialoguer avec François Bayrou mais a averti que si l'UDF restait hors de la majorité présidentielle, le parti centriste pourrait en payer le prix aux législatives. "Si François Bayrou veut dialoguer avec nous, nous y sommes prêts et la majorité présidentielle que nous essayons de construire est une majorité complètement ouverte", a-t-il dit en indiquant qu'il n'y avait pas eu de contact entre le candidat de l'UMP et le président de l'UDF. Mais il a aussi souligné que les partis devaient choisir d'être ou non dans la majorité présidentielle. "On ne peut pas dire : je suis contre Sarkozy à l'élection présidentielle mais je veux les voix de l'UMP à l'élection législative", a-t-il dit. "Nous disons à l'UDF, venez dans la majorité présidentielle, vous y êtes les bienvenus, on en tirera toutes les conséquences aux élections législatives. Si vous ne voulez pas, c'est votre droit absolu, mais dans ce cas là, il y aura évidemment des candidats UMP dans toutes les circonscriptions", a-t-il prévenu.
14 janvier 2007
Nicolas Sarkozy a été désigné candidat de l'UMP pour l'élection présidentielle
Source: le monde
Nicolas Sarkozy, qui était le seul candidat en lice, a recueilli 98,1% des suffrages exprimés dans le cadre du scrutin interne organisé par le parti. Selon des chiffres comuniqués par l'entourage du ministre de l'intérieur, 69,06 % des 338 520 militants du parti majoritaire se sont exprimés - soit 233 779 votants sur lesquels 229 303 ont voté pour la candidature de Nicolas Sarkozy.
L'annonce du taux de participation a donné lieu à une mise en scène où le décompte des secondes la précédant a été égréné par des militants de tous horizons dont les images étaient projetées sur grand écran dans le hall du parc des expositions de la porte de Versailles.
Au moment où son score était annoncé, il montait à la tribune pour prendre la parole. Au début de son allocution, Nicolas Sarkozy a rendu hommage à l'actuel président de la République - "Je veux dire mon respect à Jacques Chirac qui, en 1975, à Nice, m'a offert l'opportunité de mon premier discours." Dans un discours d'investiture très personnel, Nicolas Sarkozy a fait référence aux visites et aux personnages qui ont marque sa vie politique, citant notamment le mémorial de Yad Vashem, les moines de Tibérihine, l'abbé Pierre ou encore Simone Veil.
Il s'est voulu rassembleur, dans une envolée nationaliste, vantant les mérites et l'histoire de la France. "C'est la France de Saint-Louis et celle de Carnot, celle des croisades et de Valmy, celle de Pascal et de Voltaire, celle des cathédrales et de l'Encyclopédie (...) Celle des travailleurs (...) qui ne se reconnaissant pas dans la gauche immobile." "Ma France, c'est celle de tous les Français qui ne savent pas très bien au fond s'ils sont de droite, de gauche ou du centre", a ajouté le ministre de l'intérieur.
"J'ai changé parce qu'à l'instant même où vous m'avez désigné, j'ai cessé d'être l'homme d'un seul parti, fût-il le premier de France", a-t-il expliqué.
Michèle Alliot-Marie attaque Ségolène Royal au congrès de l'UMP
source: reuters
Michèle Alliot-Marie a concentré dimanche ses attaques contre la candidate socialiste Ségolène Royal, lors du congrès d'investiture du candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy.
La ministre de la Défense a été acclamée par les dizaines de milliers de participants quand elle a réaffirmé son soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy après avoir rappelé qu'elle avait elle-même envisagé de se présenter.
Mais elle a surtout attaqué Ségolène Royal.
"La politique, contrairement à ce que croit Mme Royal, ce n'est pas une flânerie entre les sondages et les pages glacées des magazines", a-t-elle ainsi lancé.
"Mme Royal aura beau maquillé en blanc, japonisant les vieilles idéologies, elles seront toujours aussi périmées", a-t-elle ajouté en faisant allusion à la propension de la candidate socialiste de se vêtir de blanc.
"Refusons la critique de ceux qui, au pouvoir, ont plongé la France dans l'échec", a-t-elle poursuivi avant de faire siffler les noms des anciens premier ministre et ministres socialistes Lionel Jospin, Martine Aubry et Daniel Vaillant.
Elle a raillé les divergences apparues ces derniers jours entre Ségolène Royal et son conjoint, le premier secrétaire du PS, François Hollande, sur la question fiscale.
"Mme Royal prétend qu'elle ne serait pas totalement en accord avec M. Hollande et ses divers conseillers fiscaux. Ce n'est plus une candidate avec son parti, c'est Blanche Neige contre les sept percepteurs", a lancé la ministre de la Défense. "Moi, je suis pour la paix des ménages. Mais dans ce débat décisif, je veux la vérité."
Michèle Alliot-Marie a en outre critiqué les récents voyages de Ségolène Royal au Proche-Orient et en Chine.
"Dans les relations internationales, la légèreté devient irresponsabilité", a-t-elle dit. "La pire des politiques c'est de dire aux gens ce qu'ils veulent entendre. Eh bien c'est pourtant ce que fait Mme Royal."
"Face au risque que la gauche fait courir au pays et face au péril de la montée de l'extrémisme (...) vous pouvez compter sur moi, Nicolas Sarkozy peut compter sur moi", a conclu Michèle Alliot-Marie, sous les acclamations.
Edouard Balladur au patron de l'UMP : "Faites du Sarkozy!"
Source: le monde
La première partie du congrès de l'UMP a été consacrée à des interventions de personnalités du parti. "Ca y est, le grand jour est enfin arrivé. Comme vous, je bous d'impatience d'entrer dans cette campagne", s'est réjoui le ministre délégué au budget Jean-François Copé, expliquant son soutien à Nicolas Sarkozy dont il a loué l'"énergie" et la "détermination" et "le courage"."Les Français connaissent les qualités de Nicolas Sarkozy, ses compétences, sa capacité à réformer le pays, sa stature internationale, sa proximité, son courage", a aussi avancé Christine Boutin, présidente du Forum des républicains sociaux.
Mais au cours de la matinée, nombreuses ont aussi été les attaques contre l'adversaire socialiste, Ségolène Royal. Philippe Douste-Blazy, ministre des affaires étrangères, a raillé sa "prétendue démocratie participative", "refuge d'une absence d'action". "Pour gouverner, on ne peut se contenter d'être maître dans l'art de l'esquive", a estimé le chef de la diplomatie française.
Le programme économique de la gauche a été la cible de toutes les critiques. Pour Thierry Breton, le ministre de l'économie et des finances, "les socialistes nous ont fait vivre à crédit" et "le programme de madame Royal, c'est 100 milliards d'euros de plus dans la dette garantis". François Fillon, conseiller politique de Nicolas Sarkozy, a accusé les socialistes de "de faire fuir les talents au bénéfice de nos concurrents" et "de vouloir paupériser la France." "Ce que vous donnera la feuille de paie, la feuille d'impôts vous le reprendra : voilà la tour de passe-passe socialiste", a-t-il ajouté.
Certains participants ont également souligné la nécessité pour le parti de rester uni en vue de la victoire. "Les petits règlements de compte et les petits scénarios alternatifs doivent s'arrêter maintenant", a prévenu François Fillon, un proche de Nicolas Sarkozy. Edouard Balladur est allé dans le même sens : "De candidat, il ne peut, il ne doit y en avoir qu'un (...) Nous ne devons pas lui économiser notre soutien. Nous sommes heureux parce que, malgré des divergences légitimes (...) nous sommes parvenus à nous rassembler autour de ce candidat." Et l'ancien premier ministre de conclure en demandant à Nicolas Sarkozy de "faire du Sarkozy" : "Rassemblez mais restez vous-même, fixez la ligne mais que ce soit votre ligne, pas celle des autres. Faites du Sarkozy, faites-le sans crainte ; votre personnalité, vos qualités, votre caractère font que vous êtes le seul champion qui puisse nous conduire à la victoire."
31 décembre 2006
Nicolas Sarkozy, seul candidat à l'investiture de l'UMP pour la présidentielle
Source: le monde avec AFP
Nicolas Sarkozy est le seul candidat à l'investiture de l'UMP pour la présidentielle de 2007 en France, a annoncé son porte-parole Franck Louvrier, après la clôture des enregistrements, dimanche 31 décembre à midi.
"Robert Pandraud, président de la commission de contrôle et d'organisation des opérations électorales de l'UMP, a constaté à la clôture de dépôt des parrainages, ce dimanche 31 décembre 2006 à 12 heures, que seul Nicolas Sarkozy avait recueilli les parrainages de conseillers nationaux requis pour se présenter aux suffrages des adhérents" de l'UMP, a déclaré M. Louvrier qui a précisé qu'il n'y avait pas d'autre personnalité que M. Sarkozy ayant sollicité de parrainages.
Une nouvelle qui n'est pas vraiment une surprise depuis que Michèle Alliot-Marie a annoncé, vendredi, qu'elle ne demanderait pas le soutien "financier et logistique" de l'UMP pour la présidentielle et qu'elle réfléchissait à un candidature indépendante. A partir de là, M. Sarkozy était de fait seul à briguer ce soutien, avec la perspective hautement probable d'un plébiscite des adhérents du parti. Et il est désormais presque sûr que M. Sarkozy, qui préside l'UMP et tient la tête de tous les sondages parmi les personnalités de droite pour 2007, sera le rival principal de Ségolène Royal, elle aussi en tête des sondages pour les socialistes, dans la course à l'Elysée.
Les quelque 327 000 adhérents voteront désormais par Internet, et le résultat du scrutin sera publié lors du congrès de l'UMP, le 14 janvier Porte de Versailles à Paris. Entre 30 000 et 50 000 personnes y sont attendues. Les éventuels candidats à la candidature avaient jusqu'au 31 décembre pour se déclarer mais devaient en réalité s'y préparer beaucoup plus tôt, puisque les parrainages de 75 conseillers nationaux étaient nécessaires.
Cette investiture n'exclut pas, toutefois, qu'en accord avec le règlement interne, d'autres responsables de cette formation politique, voire le président Jacques Chirac, puissent se présenter hors du cadre du parti.
10 décembre 2006
Forum de l'UMP : Raffarin juge "impératif" qu'il n'y ait qu'un candidat du parti à la présidentielle
Source: le monde
Il y a "un impératif et un seul : un seul candidat de l'UMP au premier tour, pour la victoire de l'UMP au second tour", a assuré Jean-Pierre Raffarin en ouvrant samedi 9 décembre le premier forum de l'UMP, qui devrait être l'occasion d'un débat entre Nicolas Sarkozy et sa rivale potentielle, Michèle Alliot-Marie.
Arrivés ensemble au Cnit de la Défense, près de Paris, le président de l'UMP et la ministre de la défense se sont ensuite retrouvés sur le podium au centre de la salle : lui seul à son pupitre, non loin de Jean-Pierre Raffarin, elle entre le secrétaire général de l'UMP, Pierre Méhaignerie, et le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer.
Dans son mot d'introduction, l'ancien premier ministre a émis le souhait que l'UMP montre son "vrai visage", celui "de la transparence, celui de la tolérance et aussi, pourquoi pas, celui de la bonne humeur". "Je serai vigilant à ce que toutes les leçons du quinquennat soient tirées pour réussir le second", a ajouté Jean-Pierre Raffarin. Prévenant que "lors de ces forums, la diversité s'exprimera mais le rassemblement s'opèrera", il a aussi rappelé qu'"aujourd'hui, on ne choisira pas un candidat puisque seul Nicolas Sarkozy" a déclaré sa candidature.
M. SARKOZY PROMET UNE LOI CONTRE "LA DICTATURE DES MINORITÉS VIOLENTES"
Après un mot introductif de Françoise de Panafieu, candidate à la mairie de Paris, sur la liberté, thème retenu pour ce débat, Michèle Alliot-Marie a remercié Nicolas Sarkozy d'avoir organisé ces forums, pas pour "imiter" les socialistes, mais pour "tordre le cou à l'idée selon laquelle la droite serait caporaliste". "Nous aussi, nous savons échanger des idées (même si) on ne le fait pas toujours devant les caméras", a-t-elle dit, "convaincue que nous sortirons des débats plus forts qu'avant". L'ancienne dirigeante du parti gaulliste ne dira qu'après le dernier des trois forums, le 21 décembre à Bordeaux, si elle est candidate à la candidature UMP pour la présidentielle.
Nicolas Sarkozy a lui annoncé que s'il était élu président de la République, il ferait voter une loi prévoyant "au bout de huit jours de conflit dans une administration, une entreprise ou une université, l'obligation d'organiser un vote à bulletins secrets pour que la dictature des minorités violentes ne puisse plus imposer sa loi". Le président de l'UMP a par ailleurs reproché à Ségolène Royal d'avoir voulu dialoguer avec des représentants du Hezbollah lors de son récent voyage au Liban. "Le fait d'être élu ne suffit pas pour discuter. Hitler a été élu, ça n'en a pas fait un interlocuteur respectable et responsable", a-t-il déclaré, alors que la candidate socialiste à la présidentielle avait affirmé vouloir discuter "avec tout le monde" à l'occasion de son voyage au Proche-Orient.
20 novembre 2006
Les chiraquiens cherchent à décrédibiliser le processus de désignation de Nicolas Sarkozy
Source: le monde
Dynamiter le processus de désignation interne du candidat de l'UMP : c'est le mot d'ordre des chiraquiens à quelques heures du bureau politique qui doit entériner, mercredi 22 novembre, les modalités de dépôt des candidatures. Et notamment la fixation d'une date butoir - peut-être le 5 décembre - pour participer à la compétition de l'investiture par le parti, le 14 janvier.
"Rien n'est joué", a affirmé Dominique de Villepin, dimanche 19 novembre sur France 5. "Nous ne sommes pas au bout du débat politique en ce qui concerne l'éventuel candidat de notre famille. Notre famille s'est entendue pour choisir un calendrier (un vote le 14 janvier). Il faut le respecter sans préempter les choses", a expliqué le premier ministre. Relativisant la suprématie de son ministre de l'intérieur dans les sondages, il a expliqué : "Rien n'est écrit (...), je ne crois pas que les Français soient entrés dans le choix présidentiel. Lors des précédentes élections, ceux qui étaient donnés gagnants en octobre-novembre n'ont pas forcément été sur la photo à l'arrivée."
ALLER SEUL À LA COMPÉTITION
Michèle Alliot-Marie refuse, elle aussi, de se plier au calendrier du parti et d'abattre ses cartes début décembre. "Je m'exprimerai sur ma candidature au début de l'année prochaine", affirme-t-elle dans Le Journal du Dimanche du 19 novembre.
Bref, décrypte un ancien ministre, "les chiraquiens veulent laisser Sarkozy aller seul à la compétition du 14 janvier et s'auto-sacrer avec un score undefinedundefinedbourguibesque''".
Jeudi 16 novembre, les sifflets des congressistes du conseil national de l'UMP à l'encontre de Mme Alliot-Marie ont permis d'accréditer, aux dires des chiraquiens, l'idée du refus du débat par les sarkozystes. "Je ne veux pas penser que M. Sarkozy est derrière cela", ironise Mme Alliot-Marie.
Lundi, dans Le Parisien, le villepiniste François Goulard, prenant acte du fait que "M. Sarkozy n'a pas su faire vivre un débat politique au sein du mouvement", assure que "s'il y a une autre candidature, elle sera forcément externe à l'UMP".
Christophe Jakubyszyn
10 novembre 2006
Sarkozy dans la droite ligne de Gaulle: reunion de Saint Etienne
Source: AFP
Nicolas Sarkozy s'est placé dans la droite ligne du général de Gaulle, en invoquant lors d'une réunion publique à Saint-Etienne le fondateur de la Vè République pour prôner une nouvelle fois la "rupture" dans la façon de faire de la politique.
Devant quelque 5.000 personnes, le quasi-candidat à l'élection présidentielle de 2007 a aussi plaidé avec ferveur, lors de cette réunion publique portant sur "La France dans la mondialisation", pour un "nouvel humanisme" face à la globalisation qui recèle "des espoirs" mais aussi "des périls".
"De Gaulle a toujours été l'homme de la rupture", a-t-il lancé. "C'est ici parmi vous à Saint-Etienne que je voulais être en ce 9 novembre. Le 9 novembre 1970, il y a trente-six ans, le général mourait à Colombey-les-deux-Eglises, beaucoup de Français se sont sentis orphelins", a affirmé M. Sarkozy.
Il tenait ainsi à rendre un hommage appuyé à Charles de Gaulle, alors qu'il n'avait pas été invité, a-t-il affirmé à la presse, à se joindre à Jacques Chirac, qui s'est rendu jeudi sur la tombe du général. Le président de la République était accompagné de son Premier ministre Dominique de Villepin et son ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie.
"On ne m'a pas invité. Je n'ai pas demandé à l'être", a confié M. Sarkozy aux journalistes avant la réunion publique, ajoutant: "si j'avais été invité, j'ai l'habitude de répondre aux invitations du président de la République".
"C'est en pensant à l'exemple (du général de Gaulle) que j'en appelle à la rupture avec nos échecs" et "que je veux rompre avec une certaine façon de faire de la politique", a-t-il dit.
Entouré de plusieurs de ses collègues du gouvernement, Pascal Clément (Justice), Dominique Perben (Transports) Christine Lagarde (Commerce extérieur) et de son conseiller politique François Fillon, chargé du projet législative du parti pour 2007, il a également lancé: "je veux créer une nouvelle relation avec les Français faite de respect de la parole donnée, de vérité, d'authenticité, d'honnêteté".
Le président de l'UMP a également plaidé pour "un nouvel humanisme fondé sur la responsabilité plutôt que sur la précaution, la compréhension et le respect plutôt que la rivalité, la fraternité plutôt que sur l'égoïsme".
"La France a vocation à promouvoir ce nouvel humanisme (...) Je veux être l'homme qui dénonce les injustices pour mieux les combattre. Sans un diagnostic courageux, on ne peut s'attaquer aux causes du mal", a-t-il dit.
"Je refuse toute présentation idyllique de la mondialisation. Je ne ferai pas croire que tout le monde y gagne", a insisté M. Sarkozy, même s'il a aussi vanté les "progrès immenses" qu'a entraînés ce phénomène.
Le très probable candidat UMP en 2007 n'a pas évoqué ses rivaux socialistes pendant le meeting mais avec la presse peu auparavant, il avait stigmatisé Ségolène Royal, la socialiste favorite des Français, selon les sondages.
Au regard de ses déclarations, notamment sur le nucléaire civil iranien, il a asséné: "je comprends l'inquiétude de certains camarades. On le saurait à moins".
A mi-discours, une panne électrique a plongé le parc des expositions de Saint-Etienne dans le noir. Selon l'UMP, "des syndicalistes" auraient provoqué cette panne qui n'a toutefois pas perturbé la suite de la réunion, le micro à l'aide duquel M. Sarkozy s'exprimait fonctionnant toujours et la scène continuant d'être éclairée, grâce à un système de secours mis en place par les organisateurs.
19 octobre 2006
Drut : ''On peut être à la fois chiraquien et sarkozyste''
Source: le figaro(propos recueillis par Sophie Huet)
Fidèle du chef de l'État, Guy Drut, député UMP de Seine-et-Marne, s'est rapproché de Nicolas Sarkozy. Il confirme qu'il sera à nouveau candidat en Seine- et-Marne aux législatives.
Guy DRUT. - Elles me mettent profondément mal à l'aise. Jean-Louis Debré est un vrai chiraquien mais il n'est pas le seul. Et Jacques Chirac peut se passer de porte-parole ! On a un vrai bilan, de vraies perspectives, de bons candidats. Pour une fois, la zizanie est à gauche. Les socialistes se régalent parce qu'ils entendent dire du mal du président de l'UMP, qui est notre champion. J'espère que l'on ne va pas tomber dans ce mauvais piège. L'affrontement au sein de l'UMP n'est-il pas inévitable ?
Je suis stupéfait et ennuyé que l'on oppose systématiquement chiraquiens et sarkozystes. En fait, au sein du groupe UMP à l'Assemblée, une grande majorité des députés est chiraquienne. Ils veulent bosser jusqu'à la fin de la législature derrière Dominique de Villepin, qui est le chef du gouvernement, et sont derrière Nicolas Sarkozy, comme président de l'UMP. Et tous soutiendront sans état d'âme le candidat qui sera investi en janvier par le congrès de l'UMP. Je me sens donc à la fois chiraquien et sarkozyste. Comment alors éviter le choc des ambitions à droite ?
J'apprécie le rôle de « pacificateur » de Jean-Pierre Raffarin. Lui aussi est proche du chef de l'Etat. Il reflète exactement l'état d'esprit d'un bon nombre de parlementaires, qui en ont marre des chicayas, parce qu'elles ont une répercussion immédiate sur le moral des militants. En l'occurrence, je préfère écouter Raffarin que Debré. À l'approche d'une élection présidentielle, il y a diverses écuries. Mais attendons l'année prochaine pour sauter la haie des présidentielles. Jacques Chirac peut-il se représenter ?
Franchement, il faudrait des circonstances exceptionnelles pour que le chef de l'État se représente. Et je ne peux pas imaginer que Jacques Chirac ne soutienne pas le candidat officiel de l'UMP, car c'est lui qui est à l'origine de la création de notre mouvement. Bernard Accoyer sait-il maintenir l'équilibre entre sarkozystes et villepinistes ?
Bernard fait ce qu'il peut et il a beaucoup de mérites. Diriger un groupe de près de 400 membres, avec les différentes personnalités qui la composent, c'est extraordinairement difficile. Chapeau l'artiste ! Serez-vous à nouveau candidat dans la cinquième circonscription de Seine-et-Marne, où le ministre Jean-François Copé a envisagé de se présenter ?
Il y a eu des bruits de couloirs mal interprétés. J'ai redemandé à l'UMP mon investiture dans cette circonscription et l'ai évidemment obtenue. Je serai donc à nouveau candidat dans la circonscription où j'ai toujours été élu.
11 octobre 2006
M. Sarkozy rappelle ses rivaux à leurs paroles passées
Source: le monde
Parole contre parole. "Si d'autres avaient le sentiment de pouvoir jouer un rôle, de pouvoir s'engager, eh bien, ce choix pourrait être le leur", vient de déclarer, Dominique de Villepin, citant parmi eux "une femme de grand talent", Michèle Alliot-Marie.
A ces propos du premier ministre, tenus lors du "Grand jury RTL-LCI-Le Figaro", dimanche 8 octobre, encourageant une autre candidature à droite que celle soutenue par l'UMP à l'élection présidentielle de 2007, les sarkozystes renvoient aux propos du même Dominique de Villepin, tenus lors du bureau politique du 6 décembre 2005.
Agenda
16 novembre. Conseil national de l'UMP à Paris. A cette occasion, le parti devrait présenter les investitures aux élections législatives ainsi que les grandes lignes du programme législatif.
Celui-ci sera ensuite soumis aux militants afin qu'ils en hiérarchisent les priorités.
Fin novembre. A cette date - non précisée -, s'ouvrira la période du dépôt des candidatures pour obtenir le soutien des militants de l'UMP à l'élection présidentielle de 2007.
L'UMP souhaite que tous les candidats potentiels, y compris Nicolas Dupont-Aignan, se soumettent à ce vote.
14 janvier. Congrès de soutien de l'UMP à son candidat à la présidentielle. Celui-ci pourrait se tenir au Parc des expositions de la porte de Versailles, à Paris.
Le candidat "soutenu" se verra attribuer l'ensemble des moyens humains et financiers du parti.
Actuellement, l'UMP compte 279 000 adhérents. Ils devraient être 300 000 à la fin décembre.
Sachant qu'il ne peut s'opposer à une "aventure personnelle" d'un de ses rivaux, Nicolas Sarkozy tient au moins à en pointer les "contradictions". A cet effet, l'UMP tient à disposition des intéressés le verbatim, présenté comme exact, de leurs interventions en bureau politique, lorsqu'ont été entérinés la méthode et le calendrier de l'UMP pour choisir son candidat à la présidentielle.
"PROPOS CONFIRMÉS"
"Je souscris pleinement à l'idée que c'est début 2007 que doit avoir lieu ce grand rendez-vous de notre famille, préservant ainsi la capacité d'agir, avait ainsi expliqué, en décembre 2005, le premier ministre. Je souhaite qu'il n'y ait qu'un candidat dans notre famille. Je ne crois pas que disperser son énergie, disperser ses efforts soit une bonne chose. De la même façon que je souhaite qu'il n'y ait qu'un projet." Confirmés par Matignon, ces propos ne sont pas jugés contradictoires avec les déclarations récentes de M. de Villepin.
Michèle Alliot-Marie, avait, pour sa part, affirmé : "Je pense que le calendrier tel qu'il a été fixé, tel qu'il est proposé, permet de ne pas anticiper. La formule que tu as retenue finalement, Nicolas, est quelque chose qui convient tout à fait, disant qu'il ne s'agit pas d'investiture, qu'il s'agit de soutenir avec toutes les conséquences politiques juridiques et financières." Les proches de la ministre confirment "l'esprit" de ces déclarations.
Gaulliste et chiraquien sourcilleux, Jean-Louis Debré s'était félicité : "Ce que j'ai retenu, et qui me convient très bien, c'est qu'au début de l'année 2007, nous soutiendrons un candidat, en espérant d'ailleurs qu'il n'y en ait qu'un. Ne parlons pas d'investiture, comme l'a souhaité le premier ministre, ne parlons pas de primaires, mais du choix démocratique que feront, début 2007, l'ensemble des militants de l'UMP." Ces propos sont confirmés par l'entourage de M. Debré.
"HORREUR DES TIREURS EMBUSQUÉS"
Ce fameux 6 décembre 2005, 73 élus s'étaient réunis dans les sous-sols de l'Assemblée pour décider (à l'unanimité moins deux voix) que le "congrès choisit le candidat soutenu par l'union à l'élection à la présidence de la République". Toutefois, Mme Alliot-Marie avait arraché au président de l'UMP un codicille qui justifie aujourd'hui toutes les contestations : "Attendu que pour l'élection présidentielle, il n'y pas d'investiture." (Le Monde du 8 décembre 2005.)
Pour M. Sarkozy, le rappel de ces déclarations devrait éloigner le spectre d'une candidature hors parti : "Si Michèle Alliot-Marie ou Dominique de Villepin se présentaient, ils se mettraient dans une situation intenable à l'égard des militants. Etre candidat sans parti, c'est compliqué", a-t-il expliqué en privé.
Peine perdue. Dans un entretien au Figaro, mardi 10 octobre, la ministre de la défense laisse planer le doute sur ses intentions au nom "de la clarification du débat". Elle explique qu'elle prendra "sa décision avant janvier". "Un soutien financier n'est pas indispensable", poursuit-elle, en ajoutant : "Pour de nombreux militants, je suis la seule à pouvoir battre Royal." Réplique immédiate du ministre sarkozyste Christian Estrosi, sur Canal+ : "Les militaires ont horreur des tireurs embusqués."
Dans l'entourage de M. Sarkozy, on se rassure en réfutant toute analogie avec la situation qui prévalait à droite de 1993 à 1995, quand chiraquiens et balladuriens se déchiraient. Réélu maire de Bordeaux, Alain Juppé a déclaré, lundi 9 octobre, sur France 2 qu'il "souhaitait participer au débat et essayer de contribuer aux réformes nécessaires". "Ce sont des tentatives pour rester dans le jeu et de peser dans le débat", explique Roger Karoutchi, conseiller de M. Sarkozy. Une manière de suggérer que certains interprètent la "rupture" comme une menace directe sur leur avenir.
Philippe Ridet





