blog non officiel de Nicolas Sarkozy

présidentielle 2007 en France

17 mai 2007

Les priorités et baisers du "Speedy Sarkozy"

source: le monde

Sa18Dérogeant à la tradition, Nicolas Sarkozy a levé son pouce en défilant, "à la JFK", relève le Guardian, sur les Champs-Elysées, "de façon plus énergique qu'aucun autre précédent président". "Le message était clair" : cet homme sera "proche du peuple et très visible", non seulement par ses interventions télévisées, mais aussi parce qu'il apporte un peu d'informel et de "glamour" dans la fonction.

La presse note largement l'aspect décontracté de sa rencontre avec Angela Merkel : Jacques Chirac faisait dans le baise-main note Der Spiegel, Nicolas Sarkozy, lui, la tutoie, lui fait la bise et la prend dans ses bras. Pour le président français, l'amitié franco-allemande est "sacrée", pour la chancelière, elle tient du "miracle", relève le journal. Der Tagesspiel, qui publie également la photo de leur accolade, estime que"Speedy Sarkozy"  pourrait bien ravir à Mme Merkel la place de"star" de l'Union européenne.

De fait, titre le Daily Telegraph, Nicolas Sarkozy s'est engagé à "combattre la paralysie européenne et l'inertie nationale". Pour le quotidien conservateur, le nouvel axe franco-germanique ne pourra que donner la "migraine" à Gordon Brown, qui soutient l'adhésion d'Ankara. Son élection à la tête de l'Etat français n'en est pas moins "un signe d'espoir pour la France et l'Europe".

Ses autres priorités : le réchauffement climatique, titre le Financial Times, mais aussi les droits de l'Homme et la création d'une Union méditerranéenne. Pour The Independent, qui note que des milliers de jeunes manifestaient dans les rues en dénonçant l'"autoritarisme" et l'"ultracapitalisme" du nouveau président, Nicolas Sarkozy s'est fixé comme objectif de restaurer les valeurs de la "vieille France" (patriotisme, discipline, travail, sacrifice) et de "réformer la psyché des Français", tout particulièrement celle des jeunes : "finis le doute et l'auto-flagellation, c'est le temps de la fierté nationale".

LA "FEMME FATALE" DU "ROI SOLEIL"

Dans un article consacré aux "signes extérieurs du pouvoir", le Daily Telegraph évoque cette "grandeur" dont ne pourrait que rêver les premiers ministres britanniques, à commencer par les 365 pièces de l'Elysée, ses 957 employés, 61 voitures, 7 scooters, 2 Airbus et 4 Falcon, 10 résidences officielles, son budget qui a explosé de 800 % du temps de Jacques Chirac... de quoi se prendre pour le "Roi Soleil".

Le New York Times constate, pour sa part, que M. Sarkozy tient pour l'instant ses promesses : il avait promis une présidence riche en symboles – et en photos –, et, ce mercredi, l'on n'a pas été déçu. Le dispositif de sécurité avait été exceptionnellement renforcé (hélicoptères, police anti-émeutes, voitures et camions de police bloquant le quartier), et, "fier de sa réputation" d'homme d'action mené par ses ambitions et son "énergie sans limite", il a prononcé deux discours au lieu d'un.

Le quotidien de référence américain narre également par le menu les différentes marques d'affection du couple Sarkozy, que la rumeur dit séparé. Il détaille ainsi comment, alors que Nicolas allait l'embrasser sur la joue, Cécilia, habillée en Prada, a détourné son visage pour lui "planter un baiser sur les lèvres". La question de leurs relations revient régulièrement dans la presse britannique. Le Daily Mail, influent tabloïd conservateur, publie un gros plan dudit baiser, illustrant un papier qui se demande si "La Sarko" ne sera pas la "femme fatale"  du nouveau président.

Jean Marc Manach

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12 mai 2007

Sarkozy a proposé le Quai d'Orsay à Védrine, Lauvergeon refuse d'entrer au gouvernement

source: AFP

Le président élu Nicolas Sarkozy a proposé à Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin, d'occuper la même fonction dans son gouvernement et M. Védrine y "réfléchit", a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

"Nicolas Sarkozy a proposé le Quai d'Orsay à Hubert Védrine. M. Védrine y réfléchit", ont assuré ces sources à l'AFP.

M. Védrine s'est rendu vendredi matin dans les bureaux de Nicolas Sarkozy, rue Saint-Dominique.

Anne Lauvergeon, présidente du groupe nucléaire français Areva, pressentie pour entrer au gouvernement, a opposé à Nicolas Sarkozy "une fin de non-recevoir", affirme samedi le Figaro. "Elle a rencontré, hier, Sarkozy. Pour lui opposer une fin de non-recevoir", indique le quotidien, sans citer de sources.

Contacté, Areva s'est refusé à tout commentaire. Anne Lauvergeon, 47 ans, qui s'est fait connaître comme "sherpa" du président François Mitterrand avant de prendre la tête d'Areva, fait partie des noms souvent cités pour incarner les ministres "d'ouverture", éventuellement à l'Industrie.

Nicolas Sarkozy a fait part à plusieurs reprises de sa volonté de constituer un gouvernement "ouvert" avec des personnalités de gauche et du centre.

Son futur Premier ministre, François Fillon, devrait être nommé le 16 mai au soir ou le 17 mai.

Le gouvernement pourrait être annoncé le 18 mai, avec tenue du premier Conseil des ministres le jour même.

Les "poids lourds" de l'UMP, à peu près assurés d'entrer au gouvernement, sont Alain Juppé (à la tête d'un grand pôle Environnement, développement durable, énergie, transports), Jean-Louis Borloo (Stratégie économique, emploi et entreprises), et Xavier Bertrand (Comptes).

Le ministère de l'Agriculture pourrait être confié à un UDF, soit Hervé Morin, président du groupe UDF à l'Assemblée, ou Maurice Leroy, député UDF d'Eure-et-loir, ont indiqué les mêmes sources.

Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense sortante, aurait aimé avoir le ministère des Affaires étrangères. Mais devant le refus de M. Sarkozy de le lui céder, et n'étant pas sûre de devenir la prochaine présidente de l'Assemblée nationale, une option qui lui sied également, Mme Alliot-Marie accepterait un autre poste gouvernemental, qui n'a pas été précisé.

Frédéric Salat-Baroux, proche collaborateur de Jacques Chirac, ex-secrétaire général de l'Elysée et actuel conseiller d'Etat, est aussi assuré d'entrer au gouvernement. Ce pourrait être au ministère des Affaires sociales.

Henri Guaino, plume du candidat Sarkozy, deviendrait son conseiller spécial à l'Elysée.

David Martinon, ancien conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy quand il était ministre de l'Intérieur, ancien chef de cabinet quand il était candidat à la présidentielle, sera le porte-parole de l'Elysée.

Deux proches de M. Sarkozy, Christian Estrosi, ministre délégué à l'Aménagement du territoire sortant, et Patrick Devedjian, conseiller politique du président de l'UMP deviendraient respectivement président du groupe UMP à l'Assemblée et président du Conseil général des Hauts-de-Seine. A ce dernier poste, M. Devedjian, député-maire d'Antony, succèderait à M. Sarkozy.

Un autre très proche de M. Sarkozy, Brice Hortefeux, serait pressenti comme futur président de l'UMP, ou secrétaire général si le poste de président venait à être supprimé, comme cela a été envisagé.

M. Sarkozy annoncera sa démission de la présidence de l'UMP lors d'un Conseil national du mouvement, lundi.

Le ministère de l'Intérieur n'a, semble-t-il, toujours pas été attribué.

Plusieurs femmes sont également pressenties pour entrer au gouvernement, pour lequel M. Sarkozy a promis la "parité": Christine Lagarde (actuelle ministre déléguée au Commerce extérieur), Christine Albanel, présidente de l'Etablissement public du musée et du domaine national de Versailles, Valérie Pécresse, députée des Yvelines et porte-parole de l'UMP.

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Les vacances de Sarkozy ne choquent pas

source:lci

Selon une enquête Opinionway-LCI-Le Figaro, 58% des personnes interrogées ne voient pas d'un mauvais oeil son séjour luxueux à Malte.

A gauche toutefois, les sympathisants sont choqués.

Maladresse ? Faux-pas politique ? Le séjour luxueux de Nicolas Sarkozy à Malte a fait couler beaucoup d'encre en trois jours. L'opposition a vivement critiqué le choix du futur président de la République, et même en coulisses, certains parlementaires de l'UMP ont émis de réserves sur le faste de cette "retraite". Mais les Français seraient-ils en avance sur leur classe politique ?

Interrogés par l'institut Opinionway pour LCI et Le Figaro, les sondés sont 58% à juger "pas choquantes" les conditions de ce séjour, contre 42% "choquantes". Seuls les électorats de la gauche non socialiste (76%) et de Royal (67%) voient d'un mauvais œil ces vacances. Les partisans de François Bayrou sont partagés et ceux de l'UMP et du FN ne sont pas du tout choqués par cette escapade. Selon un autre sondage CSA-Cisco pour i-Télé réalisé auprès de 1007 personnes, ce sont même 65% des sondés qui sont "pas choqués" par le séjour de Nicolas Sarkozy à Malte et sa nuit au Fouquet's (contre 31%).

Royal approuvée

L'enquête d'Opinionway ne concerne pas seulement les vacances du prochain chef de l'Etat. Autre question posée aux 1114 personnes sondées par internet, le souhait de majorité à l'Assemblée pour juin prochain. Ils sont 55% à vouloir que Nicolas Sarkozy dispose du nombre de députés nécessaires pour pouvoir gouverner, contre 44% d'un avis inverse. A noter que les électeurs de François Bayrou ont une position très partagée (49% contre 51% pour).

Dans la bataille à venir pour le leadership de la gauche, il semble, selon ce sondage, que Ségolène Royal a clairement marqué des points, malgré son échec. En effet, 53% des personnes interrogées approuvent ces déclarations à l'annonce des résultats le 6 mai : "ce que nous avons commencé ensemble, nous allons le continuer ensemble". Même chez les partisans de la gauche non socialiste, elle est largement approuvée (75%).

Sondage réalisé auprès de 1114 personnes, par internet, les 9 et 10 mai.

Les marchés publics de Bolloré

D'après l'AFP, le groupe Vincent Bolloré s'est vu attribuer ces dernières années des marchés publics, contrairement à ses affirmations et à celle du président élu. Selon plusieurs annonces publiées dans le "Bulletin officiel des annonces de marchés publics", le groupe de l'homme d'affaires français aurait obtenu trois marchés publics entre 2005 et 2006. Ainsi SDV, la filiale logistique du groupe Bolloré, a obtenu le 10 août 2006, l'attribution du marché du "traitement de la valise diplomatique fret" par le ministère des Affaires étrangères, selon l'annonce numéro 368. La valeur totale estimée de ce marché est comprise entre 1,4 million d'euros et 5,6 millions d'euros.
Lors de ses vacances à Malte, Nicolas Sarkozy avait indiqué que "Vincent Bolloré est un des grands industriels français. Il n'a jamais travaillé avec l'Etat. Il fait honneur à l'économie française".

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Royal a parlé d'Eric Besson à Sarkozy

source:lci

Lors de son coup de fil dimanche soir au vainqueur de l'élection, elle lui a assuré qu'elle avait voulu empêcher la publication du pamphlet anti-Sarkozy.

Elle a aussi jugé "parfaitement déloyal" d'avoir "récupéré" l'ex-conseiller PS.

Dimanche 16 mai, 19h45, un quart d'heure avant la publication officielle des premières estimations des résultats de la présidentielle, Ségolène Royal avait brièvement appelé Nicolas Sarkozy. La candidate malheureuse a raconté ce vendredi aux journalistes le contenu de cette conversation. Du moins une partie. Elle a dit avoir glissé un "commentaire" au futur président sur Eric Besson, démissionnaire en février de son poste au PS et qui a rejoint, entre les deux tours, Nicolas Sarkozy.

Elle dit aussi avoir expliqué à Nicolas Sarkozy qu'elle avait fait interdire la distribution du pamphlet anti-Sarkozy, rédigé notamment par l'ancien secrétaire national du PS Eric Besson, en même temps que ses propres documents de campagne. Nicolas Sarkozy était traité, dans ce pamphlet (lire notre article), de "néo-conservateur américain à passeport français", doté "un égo largement plus dilaté que la moyenne" et dont la campagne était "une arme de dissimulation massive" après des passages "survoltés" mais "médiocres" dans différents ministères.

Védrine chez Sarkozy : no comment

Lors de cet entretien téléphonique, elle a aussi exprimé à Nicolas Sarkozy qu'elle trouvait "parfaitement déloyal" d'avoir "récupéré" Eric Besson pour porter la charge contre elle dans les meetings UMP. L'ex-PS avait en effet pris la parole lors d'un des derniers meetings du candidat de l'UMP pour expliquer sa position. Il en avait profité pour tirer à boulets rouges sur Ségolène Royal.

Dernier commentaire fait vendredi par l'ex-candidate PS : à propos de la croisière de Nicolas sArkozy à Malte en début de semaine, jugée trop luxueuse par certains, notamment socialistes : l'Etat doit être "sobre, impartial et indépendant des pouvoirs d'argent". "C'est tout ce que j'ai à dire", a-t-elle conclu, refusant de commenter la visite vendredi de l'ancien ministre socialiste Hubert Védrine au bureau de Nicolas Sarkozy (lire notre article).

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Sarkozy en week-end à La Lanterne

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Avant de reprendre la semaine par des rencontres avec les syndicats, il se reposera 24 heures dans le lieu de villégiature des Premiers ministres.

Au programme de la semaine prochaine : après les syndicats, Nicolas Sarkozy sera intronisé mercredi et partira aussitôt, dans l'après-midi, pour Berlin rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel.

La semaine n'a recommencé que jeudi matin pour Nicolas Sarkozy, après 2 jours et demi de vacances à Malte, mais elle a été plus qu'active. Rencontres à tout-va avec les ministres potentiels (lire notre article), commémoration de l'abolition de l'esclavage avec Jacques Chirac, entretiens avec Saad Hariri et Tony Blair, le tout égrené, toujours sous l'œil des caméras, d'un jogging et d'un café avec le Premier ministre pressenti, François Fillon, et Claude Guéant donné secrétaire général de l'Elysée...

Après un dîner vendredi soir avec le Premier ministre britannique, le futur président va pouvoir se reposer. Il a prévu de se reposer ce week-end à la Lanterne, lieu de villégiature des Premiers ministres contiguë au parc du château de Versailles, dans les Yvelines.

Chirac à la finale de la Coupe de France, pas Sarkozy

La Lanterne est un ancien pavillon de chasse avec grand jardin, piscine et tennis (rajouté par Michel Rocard), réservé à l'usage du chef du gouvernement en fonction. Mais Dominique de Villepin lui a accordé cette faveur. Nicolas Sarkozy devrait y partir samedi en milieu de journée, après avoir travaillé dans la matinée dans rue Saint-Dominique.

Il ne sera donc pas présent samedi soir à la finale de la Coupe de France de football Marseille-Sochaux, à laquelle Jacques Chirac assistera pour remettre, comme il est de coutume, au capitaine de l'équipe victorieuse le trophée très convoité. Probablement sa dernière apparition publique avant la passation de pouvoir mercredi.

Rencontre avec Angela Merkel dès mercredi, jour d'intronisation

Nicolas Sarkozy rentrera à Paris dimanche après-midi. Après quoi, il recevra comme il l'avait promis lors de sa campagne, lundi et mardi, rue Saint-Dominique toujours, les principaux syndicats : François Chérèque (CFDT), Bernard Van Craeynest (CFE-CGC), Bernard Thibault (CGT), Jean-Claude Mailly (FO) et Jacques Voisin (CFTC).

Puis mercredi à 11h ce sera la passation de pouvoir entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy (lire notre article), avant un décollage immédiat pour Berlin. Le futur président a en effet choisit l'Allemagne comme premier déplacement à l'étranger, dès son premier jour donc. Un geste fort pour montrer qu'il compte s'inscrire dans la lignée de ses prédécesseurs, avec une priorité : relancer la construction européenne (voir la vidéo). Déjà vendredi soir, Tony Blair s'est dit "d'accord" avec le projet de Nicolas Sarkozy de Traité européen simplifié. "Je suis d'accord avec ça, oui absolument", a répondu en français M. Blair, à l'issue d'un entretien d'une heure et demie avec le président élu dans ses bureaux provisoires.

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51% des Français satisfaits de l'élection de Sarkozy

source: lci

Parmi les électeurs de François Bayrou au 1er tour, 60% sont satisfaits, et chez les électeurs de Le Pen, ils sont 92%.

69% souhaitent que la réduction des impôts soit mise en oeuvre rapidement, 25% préférant que Nicolas Sarkozy prenne le temps.

51% des Français se disent satisfaits de l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, dans un sondage CSA-Cisco (*), contre 41% qui ne son pas satisfaites et 8% qui ne se prononcent pas. Dans l'électorat du premier tour de François Bayrou, 60% se disent satisfaits, 37% pas satisfaits (3% ne se prononcent pas). Le taux de satisfaits atteint 92% dans l'électorat de Jean-Marie Le Pen, 8% seulement n'étant pas satisfaits.

69% souhaitent que la réduction des impôts soit mise en oeuvre rapidement, 25% préférant que Nicolas Sarkozy prenne le temps (6% ne se prononcent pas). Le pourcentage de ceux souhaitant une action rapide est de 57% pour l'exonération des heures supplémentaires des charges sociales et de l'impôt, 56% pour la réforme des régimes spéciaux de retraite et un service minimum garanti en cas de grève, 54% pour la réforme du droit pénal des mineurs et 46% pour la création d'un contrat de travail unique pour les futures embauches. 48% préfèrent qu'il prenne le temps avant de mettre en oeuvre des plafonds annuels d'immigration, tout comme le remplacement de la carte scolaire par une obligation de mixité sociale.

(*) Sondage CSA-Cisco pour Le Parisien/Aujourd'hui en France réalisé par téléphone le 9 mai, auprès d'un échantillon représentatif de 1.007 personnes, d'après la méthode des quotas.

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08 mai 2007

Les vacances de Sarkozy créent la polémique

source: lci

Sa15François Hollande se demande "si c'est la République qui assure le défraiement de ce déplacement". Le trésorier de l'UMP estime qu'il n'y a "pas de quoi en faire tout un plat".

Le nouveau président de la République est à Malte, mais la polémique a lieu en France. Vincent Peillon, le porte-parole de campagne de Ségolène Royal, a fustigé mardi sur RTL les vacances "luxueuses" de Nicolas Sarkozy à bord d'un yacht privé, y voyant "une forme d'arrogance et même d'insulte, à l'égard d'un certain nombre de gens, lorsqu'on a fait une campagne sur la France qui se lève tôt, la société du travail, et que l'on a critiqué la société d'assistance".

"M. Sarkozy semble être assisté mais par les milliardaires qui lui prêtent leur jet privé et l'accueillent à bord de yacht", a-t-il ironisé, reprochant au président élu "une faute de goût" et une attitude "indécente". Selon lui, "on n'a jamais vu, à ce point, quelqu'un qui affiche de façon très provocatrice le goût de l'argent et sa proximité avec les milieux d'affaires, à peine élu".

"Ce qui pose un problème, c'est le style de ces vacances"

Le député PS de Paris Jean-Marie Le Guen  juge lui  "préoccupant les conditions" de séjour du président élu, se demandant s'il était "normal qu'un futur président fasse sponsoriser ses loisirs par des personnages fortunés". Pour Patrick Menucci, ancien directeur adjoint de campagne de Ségolène Royal, "c'est un signal désastreux donné au pays, notamment auprès des 53% des Français qui gagnent moins de 800 euros et qui ont voté pour lui".

Sur Canal +, François Hollande a tenu des propos plus mesuré, trouvant "normal" que Nicolas Sarkozy s'accorde quelques jours de repos, mais demandant des précisions sur la source du financement de ces vacances. "Ce qui pose un problème, c'est le style de ces vacances, le fait qu'il soit  sur le bateau d'un riche homme d'affaires et qu'on ne sache pas aujourd'hui si c'est la République qui assure le défraiement de ce déplacement", a-t-il dit.

Pas de surprise pour le sénateur PS Jean-Luc Mélenchon : "On était prévenu.  M. Sarkozy n'a jamais dit qu'il serait le président des petits pauvres. C'est le  président du CAC 40". Du côté du Parti communiste, ces vacances sont "ni plus ni moins que l'affirmation et même la revendication d'un lien  direct entre la plus haute fonction de l'Etat et les milieux d'affaires".

"Tout ça va vite se calmer, croyez-moi"

A droite, on évoque d'une polémique inutile. Eric Woerth, trésorier de l'UMP, a estimé sur RTL qu'il "n'y a pas de quoi faire tout un plat" de ces "quelques jours de vacances privés". Il a reproché aux leaders de la gauche d'être "maîtres en insinuations, mises en cause et insultes". Selon lui, "il n'y a pas d'interrogations, ni juridiques, ni morales" à propos des vacances de Nicolas Sarkozy. "Je trouve ça même presque un peu scandaleux d'en faire autant sur ce sujet", a poursuivi Eric Woerth. "Tout ça va vite se calmer, croyez-moi", a-t-il dit.

Même sentiment pour Thierry Saussez, spécialiste de la communication  politique et proche de Nicolas Sarkozy : "L'opinion publique attend d'un  président de la République qu'il s'occupe des problèmes des Français, pas  qu'il aille travailler pendant une semaine dans une usine pour montrer qu'il  connaît les problèmes des ouvriers. Il va sur le yacht d'un pote passer 48 heures et après il va se mettre à  bosser après une épreuve physique, intellectuelle, morale tout à fait  considérable. Ce n'est pas un événement", a conclu Thierry Saussez sur France Inter. Nicolas Sarkozy reviendra finalement à Paris mercredi soir, a annoncé son directeur de campagne Claude Guéant.

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Prison ferme à Lyon à l'encontre de manifestants anti-Sarkozy

source: le monde avec reuters
Le tribunal correctionnel de Lyon a prononcé mardi, dans le cadre de comparutions immédiates, des peines de prison ferme de deux et trois mois à l'encontre de jeunes majeurs interpellés dimanche et lundi soir dans les manifestations anti-Sarkozy.

Le tribunal a condamné indifféremment des casseurs possédant des casiers judiciaires et des étudiants en sciences politiques sans casier qui ont participé aux mêmes manifestations.


Trois casseurs interpellés en flagrant délit en train de détruire sept vitrines de magasins du troisième arrondissement de Lyon ont été condamnés à deux mois de prison ferme. Ils ont reconnu avoir "pété les plombs" dimanche soir après avoir absorbé de l'alcool et fumé du cannabis.

"Mais ça n'avait rien à voir avec les élections, il n'y avait pas de raison particulière", a assuré l'un d'eux au tribunal. Il a même confié s'être réjoui de la victoire de Nicolas Sarkozy dimanche soir et avoir fêté ça. "Ça fait cinq ans qu'il fait du bon boulot", a reconnu Slavico Kbrovic, 24 ans.

Un autre jeune homme qui avait jeté une bouteille sur les forces de l'ordre a été condamné de son côté à deux mois ferme.

Fabrice Hugues et Adil Fays, de nationalité française, ainsi que Joshua Grabener, de nationalité allemande, tous trois étudiants en sciences politiques à Lyon 2, poursuivis pour "violence et rébellion" ont également été condamnés à trois mois de prison ferme.

"DES COMPORTEMENTS D'EMEUTIERS"

Les trois étudiants, âgées de 18, 19 et 20 ans n'ont reconnu que partiellement les faits qui leur étaient reprochés. L'un d'eux était accusé d'avoir jeté une barrière métallique du haut du pont sur la péniche-bar qui accueillait la fête des supporters de Nicolas Sarkozy, un autre d'avoir frappé une femme-policier qui était en train d'interpeller un de ses camardes.

"J'ai juste tiré les barrières sur le pont pour gêner la circulation. Elles étaient lourdes, je n'aurai pas eu la force de les soulever", a-t-il assuré au tribunal. L'étudiant allemand a de son côté reconnu avoir poussé à terre une fonctionnaire de police qui venait de lancer son chien sur l'un de ses camarades, mais ne reconnaît pas l'avoir roué de coups.

"Ils ne venaient pas pour casser mais pour manifester", a résumé leur avocat. "Que la République comprenne un peu ces enfants, ils ont des idéaux!", a-t-il dit.

Pour le procureur de la République qui avait requis à leur encontre des peines de six mois de prison, ces trois étudiants ont eu "des comportements d'émeutiers. Ils ont pris des responsabilités en sortant de chez eux ce dimanche soir".

Le tribunal correctionnel n'a demandé aucun mandat de dépôt à l'encontre des condamnés.

Quelque 150 jeunes gens ont par ailleurs manifesté pacifiquement devant le palais de justice de Lyon mardi après-midi pendant les audiences de comparution immédiate.

Lundi, deux jeunes majeurs interpellés dans les mêmes conditions ont été condamnés à des peines de trois et six mois de prison ferme.

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Trois manifestants anti-Sarkozy condamnés à une peine de prison ferme

source: le monde avec AFP

  Rennes, quatre individus, interpellés dans la nuit de dimanche à lundi, ont été jugés en comparution immédiate, mardi 8 mai, et condamnés par le tribunal correctionnel à deux mois de prison ferme pour l'un et de 105 à 140 heures de travail d'intérêt général pour les autres. L'homme condamné à la peine la plus lourde est âgé de 20 ans et originaire de Vitré (Ille-et-Vilaine). Il était notamment accusé de jets de canettes et de bouteilles, sans faire de blessés, mais le tribunal a souligné qu'il avait déjà été condamné à de nombreuses reprises.


A Lyon, quatre personnes, "essentiellement des jeunes majeurs", ont été jugées, mardi, en comparution immédiate pour des violences sur policiers et des dégradations, selon le parquet de Lyon. Deux d'entre elles ont été condamnées à des peines de six mois et trois mois de prison ferme pour des violences commises lors de la manifestation de dimanche soir. Les deux autres ont été condamnés à 120 heures de travaux d'intérêt général. Une dizaine de jeunes, arrêtés dans le cadre de la manifestation de lundi soir, doivent à leur tour être jugés en comparution immédiate mardi, a-t-on indiqué de même source.

A Bordeaux, dix-huit personnes, interpellées dans la nuit de dimanche à lundi, doivent également comparaître, mercredi, devant le tribunal correctionnel pour outrage et rébellion. La moitié d'entre elles comparaîtront libres et l'autre moitié sera présentée, mardi, devant le juge des libertés et de la détention, le parquet ayant requis qu'elles comparaissent détenues, a-t-on précisé de source judiciaire.

LES INSTANCES ÉTUDIANTES VIGILANTES

Alors que des manifestations plus ou moins improvisées et des incidents se sont de nouveau produits, lundi soir, dans plusieurs grandes villes de France, une mobilisation au niveau étudiant est en train de prendre forme, notamment à Paris, où des petites assemblées générales se sont tenues, mardi, dans les universités de la Sorbonne et de Tolbiac. La Fédération syndicale étudiante (FSE), à l'origine de ces rassemblements, parle de cinquante à trois cents participants à ces réunions.

Les principaux syndicats étudiants et lycéens, dont l'UNEF et l'Union nationale lycéenne (UNL) ont, pour leur part, très vite pris leur distance avec ces actions. "Il n'y a aucune raison de contester cette victoire ou d'appeler à des assemblées générales dans les universités ou des manifestations qui n'auraient que pour seul but de contester la victoire de Sarkozy", a ainsi déclaré le président de l'UNEF, Bruno Julliard, qualifiant ces mouvements de "contre productifs", et risquant de faire apparaître les jeunes comme antirépublicains. La présidente de l'UNL, Floréale Mangin, a pour sa part indiqué que l'"UNL n'appelle pas à ces mouvements" et qu'elle "attend de voir comment vont se passer les concertations" tout en rappelant qu'elle "reste très vigilante".

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L'équipe de M. Sarkozy prépare sa prise de fonction

source: le monde

Nicolas Sarkozy a disparu, lundi 7 mai, à 11 h 47 au lendemain de son élection à la présidence de la République. Dernier domicile connu : l'hôtel Fouquet's, avenue George-V. C'est devant cette adresse prestigieuse, au coeur du 8e arrondissement, que les médias ont perdu la trace du héraut de la "France qui se lève tôt".

Les livres politiques tirent le marché de l'édition
Depuis janvier, le panéliste GfK a comptabilisé 145 nouveautés parmi les livres politiques et 930 000 volumes écoulés qui viennent s'ajouter aux 1 300 000 exemplaires vendus en 2006. Avec une trentaine de titres sur sa personne, Nicolas Sarkozy a cumulé plus de 500 000 exemplaires, loin devant Ségolène Royal, qui a suscité une vingtaine de titres, et moins de 200 000 exemplaires vendus. Face à cette fièvre politique, les éditeurs français se sont lancés dans les quick books ou "livres immédiats", parus juste après les résultats du second tour. Tirée à 23 000 exemplaires par les éditions l'Archipel, une "biographie complète" de Nicolas Sarkozy, rédigée par Bruno Jeudy et Ludovic Vigogne, journalistes au Figaro et au Parisien, est parue le 7 mai. De même, Infiltrés, 403 jours au coeur du PS et de l'UMP, de Baudouin Eschapasse et Aymeric Mantoux, une enquête réalisée par deux journalistes embedded dans les deux partis, tiré à 10 000 exemplaires par Privé, est sorti le même jour. Une demi-douzaine d'autres titres vont paraître dans les jours à venir.

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Il était accompagné de son épouse Cécilia, un bouquet de fleurs à la main, et du dernier de ses fils, Louis. Le personnel en livrée leur a fait une haie d'honneur. En jean et veste sombre portée sur une chemise sans cravate, le vainqueur du 6 mai a salué quelques badauds avant de s'engouffrer dans une voiture, le reste de la famille prenant place dans une autre. Photographes et cameramen s'apprêtent à les filer sur leurs motos pétaradantes, mais les forces de l'ordre les ont retenus sur place. Du coup, toute la journée de lundi, le mystère n'a fait que s'épaissir.

En Corse, comme le soutenait une rumeur persistante. Ailleurs ? Comme l'affirme son service de presse, précisant : "Il ne veut pas aller là où on l'attend trop." A 20 h 06, le suspense prenait fin. Les autorités aéroportuaires maltaises annonçaient l'arrivée de son avion, dans lequel avaient aussi pris place son épouse et quelques proches, à La Valette (Var). Un peu plus tard, l'agence Reuters précisait que la retraite du nouveau président prendrait les allures d'une croisière au large des côtes de Malte. Un peu de "dolce vita" avant de retourner au charbon à l'Elysée ?

LES LÉGISLATIVES EN LIGNE DE MIRE

Mais pendant que le nouveau chef de l'Etat cherche à "habiter" la fonction qui sera la sienne en faisant du cabotage en Méditerranée, ses principaux lieutenants se penchent déjà sur les combats à venir. A 9 heures, lundi, ils se sont réunis autour de Claude Guéant, au QG de campagne de la rue d'Enghien dont le bail expire à la fin du mois. Les projections établies au travers des sondages d'intentions de vote font espérer une majorité pour l'UMP lors des législatives.

Reste à l'organiser en force de frappe multipolaire. L'idée de rédiger une charte de la majorité présidentielle fait son chemin. Elle pourrait être une synthèse entre le programme législatif de l'UMP et celui de l'ex-candidat et elle engagerait ses signataires, dont les 22 députés UDF, qui ont rallié M. Sarkozy, à une solidarité qui s'exprimerait à travers le vote du budget et le rejet d'une motion de censure. Une clause destinée à briser toute tentative de rébellion de la part des anciens amis de François Bayrou.

Hervé Morin, qui fut l'un d'eux, en accepte déjà la rigueur : "On ne peut pas seulement se dire qu'on est des opposants permanents", déclare-t-il. Interrogé sur France- Inter, Claude Guéant, directeur de campagne de M. Sarkozy, a appelé les centristes qui pourraient être tentés de rejoindre le nouveau Mouvement démocrate que M. Bayrou lancera, jeudi 10 mai, à "la cohérence". Bref pas question de prendre un ticket aller-retour, le temps d'une élection. En échange de leur loyauté les centristes ralliés se verraient offrir la possibilité de créer un groupe UDF-majorité présidentielle à l'Assemblée nationale. Concernant les cinq irréductibles bayrouistes, leur sort est entre les mains de la commission d'investiture de l'UMP qui devait se réunir mercredi 9.

LA RUMEUR SÉGUIN

Les lendemains de victoire sont aussi propices à toutes les rumeurs. Alors que certains se demandaient "Où est passé Sarkozy ?", la plupart des acteurs de la campagne se demandaient "Où serai-je demain ?". La valse des noms de ministrables met les nerfs à vif. A peine se lance-t-on dans une énumération des "certains", des "possibles" et des "probables" qu'un "oublié" se rappelle à votre souvenir. "Il ne faut pas oublier ceux qui se sont opposés à Villepin au moment du CPE", rappelle l'un de ceux-là. Eric Woerth, Roger Karoutchi et Dominique Paillé s'ajoutent à une liste jamais définitive.

Lundi 7, un article du Nouvel Observateur intitulé "le retour de Monsieur Séguin" relançait la machine à rumeurs. On imagine déjà le président de la Cour des comptes abandonner mortier et hermine pour le ministère de la justice. Nicolas Sarkozy n'a-t-il pas souvent affirmé "le talent ne se démode jamais" ? Le feuilleton devrait durer jusqu'à la formation définitive du gouvernement après l'installation du président de la République à l'Elysée.

Philippe Ridet

Posté par pyth à 23:19 - Aprés élection 2007 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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